lunes, febrero 23, 2009

Manuel Montero: Les commentateurs de Felix

Este relato de Manuel Montero, publicado en el blog de Leo Scheer ha sido cedido, gentilmente, a nuestro blog para disfrute de los seguidores de Félix de Azúa.

Des notes sur le public et le privé


Ma démarche est commerciale, il s'agit de faire la promotion de ma peinture, le besoin de reconnaissance passant après le besoin d'argent. J'avais nonobstant, sous cette couche de professionnalisme, beaucoup de romantisme encore. C'était l'année 2007 où j'étais convaincu qu'à Paris rien ne bougeait, que j'étais la seule semence de réussite dans cette ville endormie.

L'écrivain et philosophe Ignacio Gomez de Liano, qui venait à Paris me commenter sa lecture des brouillons de six romans en espagnol, qui ont été publiés fin 2007, et mis sur le marché en 2008, s'était promené avec moi aux jardins et palais de Versailles. Il avait reconnu, sans regarder l'écriteau, un épisode de la Hiérussalemme Liberata de Tasso dans un tableau de la demeure privé de Marie-Antoinette, aux jardins. Il était familier des rares Artemisia Gentilleschi qu'on trouve chez le Roi Soleil, et amusé du Parnasse du roi et ses maîtresses. Pour comble, il était révérencieux et connaisseur des arbres.

Il est rentré avec moi, et ma compagne avait préparé un buffet avec du foie-gras et du Jurançon. Salade aussi, bien-sûr, et à prendre à table. Parmi les discussions gastronomiques, que quelques ajouts de Berthe au buffet justifiaient, l'on a évoqué la figure de Dali et son épouse Gala.

Berthe avait même cuisiné un dessert suivant une recette.

A la porte, seul avec moi, Ignacio a regretté le sort, soit l'exil non reconnu de Félix de Azua, qui, comme lui, avait été avant-gardiste, sifflé dans les auditoriums par des élèves nationalistes catalans. Un collègue artiste de Barcelone se moquait des larmes qu'il avait versé à l'occasion, il les trouvait pathétiques venant de quelqu'un qui n'allait pas dans le sens du poil nationaliste, comme la clientèle artistique de tous âges dont il faisait, lui, partie.

J'avais décidé, depuis notre projet d'édition, donc, d'être présent dans les forums de littérature espagnole. Je devais faire du teasing, des apparitions avec mon vrai nom qui produisent de l'intérêt, qui séduisent. Je tape donc Félix de Azua et il a un blog, en fait une vraie communauté de commentateurs déjà constituée depuis un an.

Malgré le fait de ne pas avoir de masque, de nickname, j'avais pour l'occasion un artifice qui me permettait de ne pas dévoiler une édition qui s'avérait encore fragile et tâtonnante. L'idée consistait surtout à ne pas me présenter comme écrivain, et nonobstant créer du public en faisant valoir ma qualité de peintre. Dans un milieu d'écrivains cela me protégeait des envies et des susceptibilités, permettant à tout-un chacun de faire des exercices de style dans l'éloge de mes tableaux. J'avais déjà un site. J'étais hébergé sur le web de ventes d'art artprice.com

Le propriétaire du site Artprice habite et travaille dans un étrange monument extravagant et déjanté non loin de Lyon. Il se déclare franc-maçon, contre toute prévention, et constitue à lui seul un sujet de roman.

Mes annonces d'oeuvres, crayons couleur au début, puis de l'huile et de l'encre de Chine, sont passées dans les premières pages du site durant toute la première année. J'étais amusé de côtoyer des mises aux enchères de Picasso, Dali ou Warhol tous les jours.

Ma condition d'artiste non-contemporain ou anachronique n'était pas gênante dans le milieu littéraire, ils étaient enchantés d'avoir un peintre au poulailler.

A ce propos, je voudrais vous mettre en parallèle un récit familier et les réactions de deux psychanalystes différents. Ma mère, étant orpheline de père, avait été élevée par un oncle militaire du régime de Franco, puis par une tante très particulière. Pour illustrer le poids du catholicisme dans ma famille, souvent j'évoque en analyse cette tante de ma mère. Il y un détail symptomatique que, jusqu'à aujourd'hui à six heures trente, je ne voyais qu'envisageable sous l'angle de la clinique.

Ma grande-tante, donc, avait un crucifix, comme toute bourgeoise espagnole de son époque, en ivoire. Vous savez quels sont les traits communs de tout crucifix de luxe, et sinon je vous les rappelle : sur une croix en ébène ou noyer quelque peu aplatie, il est placé un Jésus Christ mourant qui doit être à moitié nu, couvert seulement du linge de pureté qui cache son sexe. Il porte la couronne d'épines, qui ne lui sont épargnées dans le dernier supplice, mais cela est secondaire pour nous. Il peut être en argent, rarement en or, et dans les crucifix les plus fins il est en ivoire taillé et poli.

Même ma mère me présente sa tutrice comme une personne horrifiée par la nudité et la sensualité. Alors, elle décida d'habiller le Christ. Elle avait trop de tentations de lubricité à la vue de ce corps masculin exhibé quotidiennement à son regard. Elle tricota l'on ne sait bien si un pantalon ou une jupe pour ses jambes, et un pull pour le haut du corps, et cacha comme ça le corps du Christ. Je pense qu'elle aurait demandé la permission de son confesseur, puisqu'elle était toujours au confessionnal. Bon, quand j'ai raconté cela à mon psychanalyste soixante-huitard, il s'est porté les mains à la tête et il a confirmé que ma famille était dingue. Voyons ce qui se passe aujourd'hui, avec mon actuelle psychanalyste, à six heures et demie, qui est moins âgée que moi. Je lui raconte le tricotage pour le crucifix et elle s'exclame, ravie, "mais ça c'est très original !" Du coup, la jeune personne, élevée dans l'art conceptuel, a pensé que ma grande-tante, fanatique et fervente partisane de Franco et de ses fusillades, était une sorte d'artiste postmoderne, une sensibilité féminine ! Ma tante, avec sa névrose religieuse, aurait déconstruit un objet quotidien.

C'est ce décalage que les commentateurs soixante-huitards espagnols de Félix ne pouvaient pas endurer ; et trouver en moi une jeune personne qui encore décodait l'idéologie fasciste qu'ils avaient combattu, les a mis dans ma poche. Mais cela a pris du temps.

D'abord il fallait lire les longues tirées de commentaires, et non seulement l'article proposé chaque semaine. Je n'avais pas l'habitude. Je n'avais pour déchiffrer qu'un seul point de repère, une conversation aux Tuileries avec une artiste des milieux bourgeois espagnols à Paris, qui connaissait bien le blog et prenait parfois partie aux conversations. Elle a passé sous silence son pseudonyme, mais elle m'a encouragé à participer, je pense que parce qu'elle trouvait que cela allait l'amuser de me voir là-dedans.

Ensuite, il fallait trouver quelque chose à dire. J'aurais pu me tenir au contenu des articles de Félix, mais je n'y ai pas pensé un seul instant. Je voulais participer à la conversation.

C'est pour cela que mes premiers commentaires étaient tirés par les cheveux et plutôt hermétiques. J'ai cité un mystique espagnol du XVI siècle qui compare le Christ au fromage, par exemple, convaincu que j'allais droit au coeur de la conversation. J'ai passé un temps indéfini à balancer des citations de ce genre, et il faut dire que même dans mon activité actuelle sur la Toile, je conserve ce trait-là. Les commentateurs citaient, oui, aussi, mais autrement. Il était question de pertinence dans la citation, et un commentateur masculin me l'a assez vite fait remarquer.

Progressivement j'ai réalisé que parler de moi même par petites doses était la meilleure façon de m'ouvrir une place dans cette communauté. Et même à grandes doses. J'ai très vite fait savoir que j'écrivais depuis Paris, par exemple, et compte tenue que Félix suivait de très près dans ses articles les élections françaises, cela me situait dans une sorte de noyau électrique de la conversation. Du moins, je le sentais comme ça.

Il y avait sur le blog un troll bon-enfant et tendrement pathétique, Antonio Larrosa, chouchouté par tous, qui faisait la promotion de son site de "pire écrivain du monde". Mais j'ai très vite été séduit et médusé par un personnage féminin au nom de déesse, et pas n'importe laquelle, qui était une sorte de modératrice spontanée et maître d'élégance respectée par tous : Isis.

C'était à elle que je m'adressais au début, et elle avait toujours quelque réponse à me donner au nom de la prudence et du bon ton. Les pseudonymes, par moments, me semblaient avoir été décidés non individuellement, mais en suivant en commun une espèce de table de personnages dramatiques. Ainsi, Isis était centrale, et son rôle semblait de voiler et dévoiler tour à tour les mystères de l'espace "commentaires". Les autres actrices venaient la rejoindre telles des fées auxiliaires aux noms également allégoriques : Melusina, par exemple, ou d'autres qui viendront à ma tête si la nostalgie remplit sa tache pédagogique ce soir.

J'avais un but commercial qui me structurait, mais, hélas, cela n'a pas empêché, comme il arrive si souvent, de me laisser entraîner par le scintillement des affects. C'est comme ça qu'un week-end, où me trouvant seul pour quelques jours, j'ai pu m'abandonner tout entier à l'excitation, j'ai connu Enea.

Les conversations avaient d'habitude un fil masculin, des longues argumentations sur des questions éthiques d'actualité, et un fil féminin fait de jeux d'esprit. Ennuyé des longs paragraphes, ça va de soi que, moi, le fil que je suivais c'était le fil féminin. Et Enea était un cas à part, elle me semblait ne rien à voir avec les autres, elle écrivait des sortes de poèmes ou plutôt des énigmes. Elle ne choquait personne, les femmes semblaient suivre sans peine ses pensées de prophétesse. Au contraire de la plupart des assidus, qui avaient des comptes typekey, elle n'en avait pas, mais il n'y avait pas de confusion possible, ni de marginalité au sein de cette communauté. Elle semblait très cultivée, malgré la difficulté de son écriture.

Une autre raison pour laquelle je n'agissait pas beaucoup sur le fil masculin était le fait que je pressentais que les commentateurs n'étaient pas de simples amateurs. Il semblerait que l'espace commentaires depuis son apparition avait été un laboratoire de réflexion du secteur critique du parti socialiste, avec d'éventuels ponts tendus à droite et à gauche. Donc, moi, encore souillé de l'image de peintre aux sympathies punk qui était le piège que je m'étais sciemment tendu, j'avais intérêt à pas être trop bruyant auprès des hommes d'Etat masqués, parce que va savoir ce que cela pourrait donner. Mais je l'ai fait à plusieurs reprises, par fatigue ou exaspération. En tout cas, il existait un personnage que j'ai longuement suspecté d'être mon ami Ignacio. Il s'appelait Grifo. Isis insistait souvent sur son caractère d'être chimérique. Il s'occupait des remarques érudites, des chutes capricieuses.

Mais je voulais raconter la séance de trois jours la plus exaspérante et fantasque, à la fois, que j'ai eu en grande partie grâce à la coquetterie d'Enea. Pour moi, chaque seconde d'attente devant l'écran était empreinte de magie et magnétisme, mais cela peut se raconter aujourd'hui assez banalement.

Il faut dire que je restais jour et nuit devant l'ordinateur, sans manger et en prenant des tasses de café ou de thé au lait, très sucrées.

La campagne électorale française était dans son premier paroxysme, Sarkozy était très agressif, à gagner l'électorat du Front National. Félix se permettait de parier pour Bayrou, qui avait quelques traits communs avec la nouvelle image qu'il voulait donner lui-même, mais plutôt pris par les cheveux. Pas grave, puisque pour les Espagnols, tout cela était passionnant qu'on le regardât du revers ou de l'endroit. Moi j'étais tétanisé, comme par ailleurs Ségolène l'a été, selon les commentateurs, à un moment donné. Je ne renonçais pas à dessiner mes grands formats au crayon couleur en même temps, puisque dans les absences de Berthe j'avais l'habitude de produire de nouvelles oeuvres dont la difficulté ne cadrait pas avec la vie en commun, plus apte aux encres de Chine. Je pressentais que des forces telluriques et atmosphériques agissaient dans mon travail, qui pouvaient m'échapper.

C'est comme ça que je me suis accroché aux énigmes mythologiques d'Enea comme à une dictée inspiratrice et que j'ai commencé à échanger avec elle des bouts de poème. Et alors, à un moment donné, nous nous sommes trouvés, selon son expression, à danser ensemble. Il va sans dire que j'étais plus que jamais sous le charme d'un bal de masques, et de surplus initiatique, j'expliquerai pourquoi.

L'échange poétique à frôlé l'érotisme, et je pense que j'ai failli devenir fou sur le champ. Heureusement, au blog, il y avait une âme pieuse et qui mettait toujours une touche d'ingénuité, malgré qu'elle avait déjà son propre blog qui était une sorte de salon fréquenté par pas mal de gens. Elle habitait les Etats-Unis, mais était née dans la même ville de l'Andalousie que moi. Son intervention a ralenti la sarabande affolante dans laquelle j'étais depuis des heures, voire des jours, et m'a rendu au bon sens de l'auto-promotion. Je me suis trouvé à reformuler ma condition de peintre, même si avec Enea l'échange n'avait pas arrêté de porter sur des questions touchant à la peinture.

Le raconter d'après-coup serait une nostalgie impardonnable. Il y avait une poésie dans ce tournoi entre l'homme et la femme, qui était faite de citations, de phrases courtes et à clé, de longues attentes dans la solitude, minutes qui ne finissaient pas.

Je lui reprochais de n'être qu'un esprit, au moment de la fusion, par des maximes et exclamations.

Elle m'avait dit "viens danser" et pendant toute la journée les commentateurs s'étaient tus.

Aucune adultération de la pureté, pour mes étranges noces, j'ai eu un vrai silence. Cela ne peut qu'arriver la première fois.

Sous le seule masque de la drogue et du suicide, ou d'une bibliothèque ensorcelée, Enea se présentait à ma chair de spectre toute nue, crue comme une feuille d'arbre.

Le sommet avait été atteint. J'aurais dû migrer tout de suite. J'avais d'ailleurs fait des essais de participation avec un anglais démodé et maladroit au forum du site d'art de Saatchi, en même temps que mon affaire avec Enea.

Jamais je n'ai écrit comme ces trois jours. J'ai besoin de quantité pour percevoir la qualité, et là-bas c'étaient des minutes, des secondes en or. Je ne pense pas que pour les autres non plus ça eut été de la routine. Catulle aussi, a été mémorable par ses SMS sur petits bouts de parchemin, mais la publicité n'était pas immédiate, le danger à l'époque d'une réplique instantanée était mis à une autre vitesse. Le pire écrivain du monde, Larrosa, qui aurait pu gâcher la danse mesmérienne et secrète, tenait sa pub retenue depuis un bon moment, et ne la fit depuis de même. Il était complètement initié. Par la suite j'ai pu savoir que même si, pour nous, il restait bon-enfant, pour l'hébergeur il était un troll.

Un deuxième troll est apparu, féminin cette fois-ci, et très virulent. L'on pouvait se poser toutes les questions sur ses filiations. Elle se présentait comme étant argentine et signait Lucia Angélica Folino. Elle a été la première dévastation avant la désarticulation complète de la communauté des commentateurs de Félix. Parmi ses scoops, mise à part une espèce de dénonciation constante de toute sorte de mafias, il y avait quelque chose que j'avais entendu d'un professeur d'université que j'avais eu au téléphone et qui m'avait fait fantasmer depuis très tôt. Les membres de cette communauté seraient tous des franc-maçons et le blog serait une antichambre de leur loge.

Le fil masculin a duré un peu plus que le féminin, mais par la suite des nouveaux trolls, que j'ai tout de suite qualifié de cabaleurs, comme au théâtre, sont apparus. La clé de leur signification terminale pour le blog, qui n'est aujourd'hui qu'un spectre de ce qu'il a été, m'a été donnée à nouveau par Ignacio. Il semblerait que le site, qui appartenait à un certain groupe de presse de gauche, a été évincé par la direction du journal, suite à des conflits de pouvoir, et laissé à la dérive. Je soupçonne fortement des sabordeurs mercenaires, des journalistes, donc, de s'être pendant de longs mois fait passer pour des anarchistes allumés, qui ont commencé à menacer de mort tout homme sur le site. Dans quelle mesure le site lui-même n'aurait-il été aussi complice du sabordage, de l'auto-sabordage, donc ? Je pense qu'il ne manque pas non plus d'indices pour cette hypothèse ajoutée. Ils ont supprimé le dispositif typekey et la possibilité d'inclure des liens, attitude quelque peu totalitaire pour les liens et peu rassurante pour les garanties de non-supplantation. Ils auraient voulu fermer les volets et faire disparaître l'euphorie de démocratie directe qu'ils avaient suscité, craintifs que cela n'eut des mauvaises conséquences sur leurs carrières.

Pour moi ça a été le repli sur l'écriture proprement dite, et très vite l'édition, et par la suite l'exploration du domaine artistique-littéraire de langue française, où j'ai immédiatement repéré deux axes, de différente qualité, mais très pratiques pour l'épanouissement du blog que je venais de créer et pour la visibilité de ma peinture et de mon écriture : le site de Léo Scheer et le blog de Marc, signé Lunettes Rouges. Je les ai trouvé ouverts, accueillants, et pour l'instant solides et en bonne santé.

67 comentarios:

peterpan dijo...

Chiqui, ¿quién es la bella enmascarada?

amalia dijo...

Manuel cuánto frenesí!
Después de tu relato Enea se me aparece como una enloquecedora odalisca espiritual.
La leí en varios blogs, pero soy demasiado tierra para vibrar con sus palabras aéreas.
Es cierto lo que dices de los blogs, que se transforman en su propio espectro.El éxtasis y la agonía.Y los comentadores van migrando a otros parajes, donde aún hay vida.
Igual pienso que pueden renacer de sus cenizas.

Elvi54 dijo...

Caramba, ¡qué nivel!
Me hace gracia que salga Ignacio Gómez de Liaño en esta historia de Manuel. Me parece un hombre excepcional que ha tenido que abandonar su puesto de profesor por hastío y cansancio del mal ambiente de la universidad española. Su último libro, "Rescatar la democracia" es muy valiente y sincero. Muy valioso. ¡Ojala lo lean muchos en España!

Chiqui dijo...

Peterpan, deberías estar haciendo tus deberes. Ya te lo diré cuando crezcas.

Chiqui dijo...

Pero Elvi, no me vas a decir que lo único que entendiste fue el nombre de Liaño…a quien yo situaba en el siglo XVII, vete a ver por qué.
Guapa, esto se colgó aquí a petición tuya así que vuelve a la lectura y cuéntanos más.

En cuanto al nivel, pues ya sabes, como dijo otro granaino: “yo no me reúno con gentuza”, eh?

Chiqui dijo...

Amalia, tierra soy, pero Enea me fascinó desde mis principio en el Boomerang. Por entonces, había muerto Rocio Jurado; Enea recorría el cancionero popular de esos años.
Hablaré más de ella mañana.

Chiqui dijo...

Manuel, encantadora la historia de tu madre vistiendo al Cristo crucificado. La reacción de tu sicoanalista genial.
Entiendo perfectamente tu atracción por Enea. Durante un tiempo no sabía si era mujer u hombre. Ahora su escritura es más legible y ha perdido ese ‘pretendido’ misterio que a tantos nos atraía. En lo que ha ganado es en su poesía. He leído poemas de ella que ya quisieran los llamados poetas actuales haber escrito.

Manuel Montero dijo...

Huy, huy, aclarar que es mi tia abuela la que vistio el crucifijo, no mi madre. Quizas la sintaxis larga hace leer eso de través.

Adolfo dijo...

Pues sí, Chiqui, Felipe de Liaño, pintor de miniaturas del siglo XVII-- conocido de Lope, Quevedo, etc. No fue el que pintó un retrato de Lisi?

amalia dijo...

También está muy bien la interpretaicón de la psicoanalista actual!Un Cristo con pullover y pantaloncito (o pollera)hoy no puede más que sorprender.
Y por más que se saltee el franquismo acérrimo de la tía abuela,su reflexión hace ver las cosas de una manera más abierta. Casi diría que funciona como un koan.
( de la wiki:Un kōan (公案; Japonés: kōan, Chino: gōng-àn) es, en la tradición zen, un problema que el maestro plantea al novicio para comprobar sus progresos. Muchas veces el koan parece un problema absurdo, ilógico o banal. Para resolverlo el novicio debe desligarse del pensamiento racional y aumentar su nivel de conciencia para adivinar lo que en realidad le está preguntando el maestro, que trasciende al sentido literal de las palabras).

amalia dijo...

Y una digresión:
Manuel; viste la película "La possibilité d'une île"?, de M.Houellebeq?

amalia dijo...

Y volviendo al tema de la psicoanalista actual y los koan, me aparece esta frase en sincronicidad:

"Confusion is the first sign of intelligence"

Manuel Montero dijo...

Amalia, gracias por tus comentarios. De Houellebecq he visto una entrevista por la ex-amante de Mitterand, donde estaba con su perro. La vi en cassette, prestada por un amigo, cuando todavîa nos funcionaba el video. Y he leîdo a trozos Plataforma y Lanzarote, como el viejito que ve la tele entre sueno y suenno. En principio me resultô simpâtico, pero prefiero concentrarme en libros que me interesan de forma prâctica. Casi no veo peliculas. No quiero parecer pretencioso, yo no koan pero hago miettes (migas o miguitas) en mi blog, espero que sirva mi confusiôn espûrea para hacerme pasar por inteligente.

Manuel Montero dijo...

Una de las mejores frases de mi primera psicoanalista (que estâ en la novela Berthe y yo, ed.Meligrana) fue en un bar : "No te aceleres, tonto, tômate una horchata".

Elvi54 dijo...

Oh, Chiqui, my Chiqui... quelle exigeance la tienne de me démander un tel éffort d'intelligence!
Pero, que conste que yo sí que había entendido que se trataba de la tía abuela de Manuel a la que le ponía la desnudez del Cristo (que también manda güevillos). En toda mi larga carrera de escolar religiosa, tras largas y tediosas tardes castigada de rodilla ante la cruz, juro por mis niños que jamás tuve un mal pensamiento y mucho menos "lubricité" que valga.
Amalia, qué esplendor de comentario con koan en caracteres mandarines et tout. De Houellebeq sólo sé su razón por la que vive en España: le encanta el desprecio olímpico de los españoles por la cultura. Sin comentarios. Je, je...

Chiqui dijo...

Manuel, quizás al empezar el punto y aparte con “Même ma mère me…” me confundiera pero lo he vuelto a leer y está claro que te referías a tu tía abuela. Ya te dije que mi francés son los restos de mi bachiller…
No podía ser tu madre( se me olvida lo joven que eres) su generación ya no vestía santos, con raras excepciones.

Otra cosa: esa frase de la horchata… no será la equivalente a ‘to take a cold shower’ o soy yo la que me lanzo aqui con la interpretación.

Chiqui dijo...

AMALIA Y ELVI

Elvi, ya sabía yo que si te apretaba un poquitín te lucirías…Aunque esperaba que escribieras el comentario completo en francés, no sólo las dos primeras frases.

Sabía que conocerías el concepto de Koan. Yo no y – Amalia - me parece bien interesante pero creo que soy bastante atolondrada para poder emplearlo debidamente. Claro que lo de la intuición se me da de perlas… creo que es un paso más avanzado que el Koan; o estoy diciendo un disparate? Ya me corregiréis.

Chiqui dijo...

Manuel, después de la marcha de Azua del blog, recuerdo con especial cariño aquellas comedias de capa y espada, en verso rimado. Volveré a ello porque hay una anécdota que quisiera contar. No tengo tiempo ahora.

También ausente dijo...

¿Cómo os explicáis que tantos nicks desaparecieran y no hayan vuelto más por el blog de Félix?. Incluidos vosotros, Chiqui y Manuel.

Manuel Montero dijo...

Escribir en español, en esta época en que las frases me vienen en francés, me pregunto ¿para dirigirme a quién? Las personas que puedo encontrar leen Babulia todas las semanas, o andan ojeados por la pesadumbre cotidiana.

Bien, escribir en español para introducirlos, a los pobres, en el paraíso de la modernidad parisina que yo sólo me he construído. Introducir en España la noción de miette o miga, forma en explosión de la expresión escrita. Muchos temas a la vez.

Escribir en español para mis aficionados en el ajo.

¿No me importa más en realidad el futuro, escondido y en secreto ?

Blasfemar como un poseso acerca de la izquierda profesoral en la que he nacido. Perderme en la abyección. ¿Lo ves? Sigo pensando en francés.

Mis padres ya tienen asumido que soy una especie de rock star de la literatura, hay que dejarme hacer el número. Qué importa si me pongo en pelotas y escupo al público. Lo importante es vender mi obra, y sobre todo hacerla, en el tiempo que me queda.

Chiqui dijo...

Manuel, aquí dejo algunos de mis recuerdos.
Bueno, tú también te refieres a las narraciones de aventuras en verso y en prosa que se iniciaron después de la partida de Félix del blog. Creo recordar que la misión estaba en secuestrarlo y, tras varias absurdas y divertidas complicaciones, traerlo de nuevo al Boomerang. Esto fue iniciado por Ortega, quien mostró su agilidad y originalidad en la verificación de las escenas; aunque empezó con la prosa en las aventuras de “En Davos tuvo que ser” (lo acabo de mirar). A él se unió Knudsen con “Interlaken”. Knudsen decía ser un ganadero australiano ( ¿?) a quien yo me figuraba rubio, fuerte, culto y con un gran sentido del humor…En fin, como a ti te cautivaron Isis y Enea, en mi caso fueron estos dos personajes. En mi fantasía blogera no llegaba a decidir quién me atraía más: Ortega, que hasta me llegó a pasar recetas culinarias (pies de cerdo en moscatel) y me había distinguido al integrarme como personaje de sus historias, o el indiferente Knudsen, que nunca llegó a percatarse de mi existencia. Como es propio de algunas mujeres me incliné por este último ( Ay! aquel imposible becqueriano…)

Para no alargarme: llegué a Barcelona para la presentación del libro de Azúa, “Abierto a todas horas”, con la ilusión de conocerlo en persona (Una de las aventuras más gratificantes que he tenido) Me firmó su libro: al entregárselo le dije tímidamente: ‘Chiqui’. Sin levantar la cabeza, divertido, y a punto de escribir la dedicatoria me dijo: ”¿no prefieres tu nombre?”; dudé. Cuando se lo estaba diciendo ya lo había escrito en la página. Vaya detalle, eh? La dedicatoria dice:
“Para Estrella que brilla en la constelación inmaterial, con el cariño de…...

Pero me he desviado. Mi otro interés era conocer al resto de los nicks, en particular a Ortega y a Knudsen (sabía que Enea no estaría). En cuanto vi a los dos caballeros de las aventuras decidí que no eran ellos y que los presentes los estaban suplantando. No sé, una de esas corazonadas. No me los había imaginado tal como los veía: Ortega muy serio, no quería estar allí. Knudsen una sonriente y amable ‘MUJER’ (¡!)
Con lo cual no les presté mucha atención y me relacioné esa noche con los que me parecían los auténticos: Albert Pla, Coco, Joaquinita, Onagro…Provoquen me recibió con agresividad. Isis, distante …
Más tarde Joaquinita (la más simpática del grupo) me reprochó por no reconocer que Knudsen (el ganadero australiano del blog) era la simpática mujer que conocí. Hasta hoy lo dudo…Quién quiera que fuera Knudsen, rompió mi corazón!
(Esto último es broma, eh?)

Chiqui dijo...

Manuel, no te pongas trágico. Al menos tu estás haciendo lo que quieres, no?, y tiempo, si los dioses te lo conceden, tienes mucho y mucho puede pasar!

Nos hemos cruzado en los comentarios.

Chiqui dijo...

Ausente, me imagino que tú comentabas antes. Por qué no lo haces ahora? Mi razón es personal – no tengo tiempo ni de mantener este espacio – pero no he dejado de pasarme por Azúa. No comento pero lo sigo leyendo. También intento leer los comentarios pero, como dice Manuel, no son ni sombra de lo que en un momento fueron, justo el momento que describo en mi parrafada anterior. ¿Qué piensas tú?

Manuel Montero dijo...

Es muy emocionante ese hilo amoroso que las mujeres tejen fino. Debe ser una prâctica de género, saber describir los reconocimientos. Bravo.

Chiqui dijo...

Ay, donde dice "verificacion de las escenas" debe decir VERSIFICACION.

Gracias, Manuel, me alegro que te haya gustado.

Manuel Montero dijo...

No me ponia tragico, era un meditado recital que aqui se llama slam. No sé si se hace en las galerias o salones espanoles. Tenîa de musica de fondo Tin Soldier, de los Small Faces. Lo otro lo repito, es muy fresco el relato que haces de la quedada.

tex dijo...

Estrella, estás muy animada. Parece que te divertiste en esos momentos del Boomerang. Yo me paso por ahí muy de tarde en tarde. La verdad es que los comentarios parecen un gallinero; cada loco con su tema. Me gusta el de Yoani Sanchez. No me explico como le dejan escribir algunas de las cosas que escribe.
Saludos, Manuel. Una pena no entender el frances.
Chiqui, Quién es la del disfraz, yo ya estoy crecidito.

Manuel Montero dijo...

Marc Edouard Nabe es, como Bukowsky, un escritor del just be yourself, del "sé tú mismo". Apenas leídas unas líneas, uno se ve involucrado en sus propios pensamientos y las cosas empiezan a transcurrir bajo el signo de Nabe. Como la fiesta en un hotel particular, de la diseñadora Karen Moller, que ha escrito en inglés sus memorias hace poco. No hacía mucho que había desembarcado con mi novia en la bulliciosa fiesta cuando uno de los raros jóvenes presentes me da una palmada en el hombro para saludarme, estilo "cuánto tiempo". Enseguida se disculpa porque me había confundido con otra persona. Curioso e inconsciente le pregunto con quién me había confundido, y me responde que con el escritor Marc Edouard Nabe.

Chiqui dijo...

Manuel sí que hay un cierto parecido, aunque tu estilo es más bohemio.

http://image.evene.fr/img/celeb/13024.jpg

¿No fue Nietzsche quien insistía en la necesidad de expresarse en la escritura tal como uno es, y en la forma más simple y clara de comunicar las ideas?

Qué tal en ésta : http://stalker.hautetfort.com/images/medium_nabe.4.jpg

Chiqui dijo...

Adolfo, no te ignoro es que quedaste enterrado entre los párrafos largos. Gracias por el dato. Yo creía que era poeta.

Chiqui dijo...

Llevas razón Tex: Yoani Sánchez escribe sobre cosas de gran interés, sabe contarlas.
La de la máscara? Y tú me lo preguntas?

Qué te pareció el discurso de Obama? Buenas ideas y mejores intenciones tiene, verdad?

Angela dijo...

Manuel, en los ochenta estuve en Paris y creía que mi francés era bastante bueno. En una de esas ocasiones en que andaba perdida pregunté a alguien en la calle, en francés por supuesto. Su respuesta fue seca y simple “señorita, no hablo inglés”. Un bochorno, yo era muy joven. No he vuelto po ahí más. He estado en Quebec y no he tenido ningún problema con los canadienses que son muy pacientes. Yo no se lo que es el boomerang, este es el único blog que visito cuando tengo tiempo, pero me ha gustado mucho como cuentas tu historia personal.

Chiqui estás muy guapa en ese baile de disfraces. No sé como no te ha reconocido Tex. Saludos a todos. Angela

amalia dijo...

Chiqui qué historia!!!!!!!
No seguí para nada la epopeya del blog de Azúa, todo lo que cuentas.
Los comentadores echaron al autor? Me hace pensar en ese título:"(no sé cuántos) personajes en busca de autor".Me parece fantástico pensar en los comentadores como seres imaginarios, personajes que tienen poder sobre el autor!
De hecho Azúa no parece estar muy presente en su blog; más bien son artículos de copiaypega.

Y un día se encontraron todos los comentadores en una presentación, y se reconocieron por las miradas?

O cómo sabían quién era quién?

Azúa demostró ser vuestro verdadero titiritero al saber exactamente los nombres de cada uno de los personajes de su blog?

Manuel, Estrella, escriban por favor una novela en duetto!!

Chiqui, no te olvides de contarme acerca de Enea.Cuéntame un cuento, invéntate lo que quieras.Sólo quiero embobarme con tus relatos.

Un abrazo.

amalia dijo...

Por supuesto me acabo de fijar en Google de dónde venía mi asociación espontánea con ese título.
La obra se llama "Seis personajes en busca de autor",de Luigi Pirandello (Beato Google!), y el tema:
"Tentativa de desvelar el mecanismo y la magia de la creación artística y el pasaje de la persona al personaje,del tener una forma al ser una forma."

De eso se trata toda esta historia de Azúa?

Chiqui dijo...

Amalia! Madrugadora. Yo me voy a la cama. Mañana tengo mi ‘jura de bandera’ el último paso para ser estadounidense, después de 30 años. Entraré y saldré siendo la misma de siempre, aunque se empeñen en felicitarme.

Te aclararé algunas de tus dudas. Ojala Manuel recuerde más que yo!

amalia dijo...

Ángela a mí me pasó algo parecido hace mucho:
Estando muy cerca de la Tour Eifel, tan cerca que ya la tapaban los edificios y no se veía, le pregunté a un florista dónde quedaba.
"Tour Eifel?", me preguntó,"Je ne connais pas".
Pero a Paris volví, y seguiré volviendo.

Manuel Montero dijo...
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Manuel Montero dijo...
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Manuel Montero dijo...

Pongo el youtube de Small Faces : http://www.youtube.com/watch?v=wcKZoFRpZCI&NR=1

Manuel Montero dijo...

A propôsito de Albert Pla, yo me inclino a pensar, aunque se dijo que habîa sido una suplantaciôn, que quizâs era el real. Tu lo viste, no ?

Chiqui dijo...

Hola, de vuelta hoy con mi doble ciudadanía, Pensé que sacaría una entrada al blog pero la cosa no da para mucho: 402 personas, de 72 países, juraron a las barras y a las estrellas un sinfí de cosas.
Estoy segura que para algunos de ellos fue el momento crucial de su vida; la mayoría no parecían más entusiasmados que yo.

Chiqui dijo...

Manuel, no, no creo que fuera Pla, el cantautor, como tampoco lo fue Krane. Si lo hubieran sido ¿ por qué habrían comentado en mi humilde blog? Tengo mis sospechas de quien (es) era, pero sólo son sospechas.

Manuel Montero dijo...

Huy, Chiqui, cuando tu te pones a tener sospechas, hay que estar muy natural, para no entrar con los sospechosos. Por mi parte, empezando como estaba con internet, tener mi nombre ya era bastante laburo. El unico pseudo que usé dos veces en el blog de Azua fue "apuntador", para soplarme a mi mismo.

Manuel Montero dijo...

A todo esto, mientras nos vamos, gracias a todos, empezando por Chiqui, por la discusión, tan agradable. Creo que he conocido a gente que antes sólo veía tras el esmeril difuso del tener poco tiempo. Y eso no tiene precio.

Chiqui dijo...

Amalia, unas aclaraciones:
Los comentadores no echaron a Félix de su blog. Los que fueron a Barcelona a la presentación del libro estaban allí por su admiración, cariño y fidelidad al autor. Esos comentadores no tuvieron mucho que ver (nunca se sabe) con las últimas semanas en que Azúa todavía escribía para el blog y leía los comentarios.

Sí que es cierto que “Abierto a todas horas” acabó siendo una feria constante y que se percibía un intento de sabotaje del blog. Fuera de los Trolls, a los que se refiere Manuel, estaban los comentarios violentos con el “Gora ETA”, las amenazas de muerte a Azúa, las obscenidades, el leguaje de violencia sexual y los que intentaban separar los comentarios inteligentes con espacios en blanco tan largos que era un aburrimiento intentar reanudar la conversación bien intencionada de otros.

Cuando esto ocurría la gente se retiraba del blog por un par de días y al reanudar los comentarios estos elementos destructivos volvían aun con más fuerza. Yo, tengo que admitir, en uno de mis comentarios pregunté a Azúa por qué mantenía el blog abierto…más o menos le decía que lo dejara. En esos momentos me preocupaba la seguridad del escritor. Creo recordar que también escribí a Basilio Baltasar pidiéndole que eliminara ese tipo de comentarios.

Las razones por las que se quería- y quiere - arruinar su blog las debe conocer Félix bastante bien. Más que de índole política me parecen envidias, celos y rencores de tipo profesional.

Aun hoy día: los participantes petulantes que se le corrige al autor, el copia y pega (interesante en si) que no es otra cosa que distraer al lector del artículo colgado como entrada; cada vez más estos ‘copia y pega’ son más aburridos y largos. Últimamente se trata del uso de poesías, si más largas mejor, su cometido es romper el hilo de los comentarios bien intencionados.

Por cierto Amalia, ahora Azúa, de vez en cuando, publica para el blog. Creo que lo hace por deferencia a aquellos que lo seguimos leyendo aun en su ausencia.

De Enea te tendrá que hablar Manuel. Lo cierto es que Enea no pasaba mucho por Azua. Yo la encontraba siempre en Verdú.

No todos fueron a Barcelona; era un grupo reducido. Cuando Hanako (personaje - Cenutria en Verdú - que se vino a mi blog cuando lo inicié ) y yo nos presentamos en la cervecería, antes de que comenzara la presentación, ya todos estaban allí sentados formando un círculo: Hanako se fue a un lado del corro y yo al otro. Observe que la miraban con una expresión interrogatoria (dónde está Chiqui?) en ese momento ella se presentó, yo estaba detrás de Albert y éste – como un resorte – se levantó y volviéndose con un tono alegre y de auténtico cariño dijo ¡Chiqui!...Me presenté individualmente a todos, ya parecían conocerse; al llegar a Isis le dije: Ah! tú eres Isis? (me alegraba tanto conocerla) ella me miró y haciendo un gesto de bobita de 5 años contesto: “ña, ña, ña ña ñá” Lo cual traduje por : IDIOTA! Una reacción fuerte contra alguien como yo…empecé a sentirme importante.

Más tarde, en la cena, fue Provoque (me parecio una señorita del OPUS en sus cuarenta) la que me dejó de una pieza. Le pregunté que por qué no había contestado a mis emails; contestó melodramáticamente “porque no me ha salido de los cojones”. La verdad es que su aspecto mojigato contrastaba fuertemente con sus cojones. No le di importancia. El resto del grupo me acogió con simpatía.

Ahora, vuelvo a insistir: mi impresión es que – con contadas excepciones – La mayoría de los Niks estaban suplantados, probablemente por otros nicks de menor relevancia.

Amalia, el resto es TOP SECRET!!!

Chiqui dijo...

Manuel, qué bien que nos hayas dado la ocasión para recordar esos afortunados tiempos. Nunca dude de que tú fueras únicamente tú.

Llevas razón, soy bastante suspicaz pero ha sido a fuerza de los desengaños de ‘una bloguera novata’ como he llegado a este estado. Gracias por dejarnos tu texto, espero que el próximo sea en español!

amalia dijo...

Gracias Chiqui por el informe.
Presiento la conveniencia de no coments...

Manuel Montero dijo...

Para animar, unas migas
...


La palabra del emperador sirve en toda la vida, en todas las metamorfosis del ser.

El emperador pone su palabra a nuestro servicio.

No aferrarse a los libros, sólo el fanático lo hace, unos con el libro rojo, otros con el Kempis.

Los libros son tubos, llenos o a medias, de óleo para el pintor.

El santo distribuye sus colillas y las mondas de la fruta a la puerta de su casa por la mañana.

Eres un santo. Nuestra amistad habrá cerrado su ciclo la tarde que te lo diga.

De mis novelas, letra muerta que se suscita, da cuenta mi persona.

Los que quieran ver lo que otros leen, no tienen más que conocerme.

El Otro que lee no puede ser contemporáneo, si no todo lo escrito sería simultáneo.

No sé qué bandera planté en el campo de batalla, no me fijé en los colores.

La amistad de los más jóvenes caracteriza al pensador. Poca vergüenza tiene el pensamiento.

Mi persona se cubre de la imagen pública como se cubre uno con el saco de dormir en el jergón o bajo el cajero automático.

El potente dios de la pobreza bendice a burgueses y proletarios por sorpresa, liberándolos por la metamorfosis en vegetal que muere, para dar fruto.

¿Acaso creías que seguirías siendo humano? Aprende a ser una planta que cumple su ciclo. Aprende a ser la sucesión de las plantas en la generación.

¿Acaso creías que seguirías siendo humano?

Porque vengo del huevo me miran como a pájaro. Hora será de subir a las estrellas.

Porque escribo en internet me tachan de impostor, me marginan. Cuando vuelvo a internet puedo mirarlos desde arriba, extasiado en la contemplación del planeta.

La red es como un mandala.

Contra toda expectativa, las drogas pueden ser la psiquiatría de un cierto futuro. Una psiquiatría espinozista del "conatus".

He hecho un collage que podría titularse "Cerbero en Josafat", pero que se llama "La voz de su amo".

...

Manuel Montero dijo...

He comprobado que no son las mismas cosas las que escribo en español que en francés. También he notado que lo escrito a mano en un cuaderno no pertenece al mismo mundo o nebulosa que lo que se escribe, por muy literario que sea o intenso, en el ordenador. Sin llegar al extremo de intentar saber si hay espíritu literario en los intercambios de comentarios en los blogs literarios. He visto que también les pasa a otros de mi generación. Una escritora algo más joven que yo, pero que recibe ya los primeros frutos de su talento, y que llamaré D., me puso al día, en un tono a la vez mundano y de valiosa brevedad, de la distinción entre sus novelas, redactadas a bolígrafo o lápiz en un cuaderno, y su actividad de crítica literaria y cultural, al ordenador, sobre su blog y varias revistas virtuales. Aunque se reconoce un estilo en unas y otras creaciones, se siente el movimiento de piano, de estar frente a una partitura, en lo escrito al ordenador. Piano o clavecín, como ustedes quieran, lleno de ímpetu, incluso. Yo mismo me dirigo a ustedes por ordenador, y no dejo por tanto de estar diciendo algo, de estar cometiendo literatura, suceptible de ser leída como tal. Pero cuando escribo al teclado no estoy sólo conmigo, estoy con ustedes. Hoy en día es más desgraciada la escritura en papel, en su vejez y su abandono resultante. La escritura taquicardiaca del ordenador es joven y nos emociona instantáneamente, como la visión de una chiquilla que conmienza a abrirse a la sensualidad.

Le escribo comentarios en su blog, con frecuencia, a D. Y sus respuestas se hacen esperar, aunque luego son cortadas al milímetro sobre mi talla. En cierta medida puedo hacerles partícipes del detalle ya que cuando me salgo del ámbito francés para dirigirme a un público español es como si abriera una compuerta secreta por donde desaparezco, para los medios parisinos. Es muy emocionante conocer a escritores de la juventud de D., porque se puede percibir esa estructura compleja y sinfónica de la lectura en línea. Uno puede tomar nota en una pantalla de como un escritor lee a otro escritor de su edad. Una gama que se desarrolla en el tiempo nos hace pasar por una suerte de ciclo. La formación del nuevo escritor se hace por la palabra escrita en las pantallas de los ordenadores, allí se encuentran las señales de salida de sus sucesivas metamorfosis. La experiencia del libro impreso, en tanto experiencia física es como una actividad fisiológica que no estamos forzados a nombrar sino a nuestro médico o a nuestro diario íntimo.

Tuve la suerte de conocer por un tiempo el diario íntimo de D. Y ello fue posible porque se podía seguir en directo, previo pago en la inscripción, al estar escrito sobre un blog. Desconozco la comunidad de los lectores de ese diario íntimo, aunque tengo pistas sobre algunos. Las tres veces en que he visto a D. he tenido muy en mente que vivo felizmente en pareja, y que no quiero convertirme en un desgraciado. Cuando leía su diario íntimo lo hacía desde la amistad entre la escritora y el pintor contraída en esos encuentros y anteriormente por los intercambios de comentarios en la blogosfera. Creo que ciertos productos de la escritura efímera terminarán siendo solicitados para el mundo fisiológico del libro.

Basta de dar pistas, me digo. De todas formas yo me entrego en el acto de prostitución de la escritura efímera, pero para qué entrar en detalles... La del cuaderno había sido siempre onanista, mientras los internautas se acusaban unos a otros de la invalidante falta del narcisismo. En nuestro aprendizaje de papel somos diferentes de D. Ella nunca se regalaría un libro por placer. Los libros son estrictas transacciones con la naturaleza. Hay una apatía que caracteriza al humano en tanto animal perverso. Desde niño ha sido expulsado del orden natural. La de D. es la humanidad que nosotros hemos perdido, insinceros al piano y concupiscentes del libro. Pero me estoy perdiendo, hay un principio y un fin para todo texto, en la sucesión de descargas del teclado. Ya sé que es interesante la prosa poética pero mucha gente la hace, ustedes la pueden encontrar por todas partes, mi función aquí es otra.

Mi función es despertar interés, ya que no existe el contexto objetual del libro, Contarles que D, va a publicar su primera novela que llamaré A. Y cerrar evocando mi lectura de América de Kafka en una convalecencia psiquiátrica, totalmente atontado y cómo para mí el libro de Kafka era una promesa de una nueva existencia. El objeto era de una digna fealdad, sin defectos, un libro anónimo, "América, por Franz Kafka¨. Empezaba en un camarote, seguía con un ascensor y un piano subiendo una escalera y terminaba sin terminar, en un circo. Por supuesto lo interesante era qué daría eso en pintura, y, aún más, aplicado a la vida. La pintura hacía la transición con la vida, ya un poco manual, un poco viscosa. La tinta vieja, cuando está un poco evaporada, y no se le ha mezclado agua, es antes de secarse completamente y ponerse dura, una pasta viscosa.

Manuel Montero dijo...

Cômo lo ven ustedes ? creo que lo voy a poner en mi blog.

Chiqui dijo...

Manuel, bien interesante. Claro que lo debes poner en tu blog. Deberías descubrir a D.ya que escribe para el público, no? Sobre todo si está a punto de sacar su primera novela.

En cuanto a la escritura a mano: admiro al que todavía la practica, aunque la mayoría de los que conozco son de una generación que nunca se atrevió a tocar el teclado. En mi caso, se me ocurre, sólo escribo a mano la lista del supermercado. Lo que escribo en mi blog son cosas que contaría en una reunión de amigos…Pero lo que contaría a mis amigos mas íntimos, individualmente, no lo escribo.
Sé que algunos piensan que tener un blog es como no correr las cortinas por la noche, y sí, he leído algunos donde entran ganas de ponerse gafas de sol y pasar de incógnito; los comentarios sobran, no hay lugar para el dialogo; el YO es aplastante.

Las migas, Manuel…un Nietzsche bloguero! Habría que desmigarlas una a una. También podrías usarlo como entrada.

peter pan dijo...

Es un tema interesante. Yo lo que no puedo hacer es corregir el texto en la pantalla, lo tengo que imprimir y hacerlo a mano, un atraso.

Elvi54 dijo...

Manuel, ¡qué capacidad de escritura! Entusiasmo y poca pereza... ¡Hum! ¿Se podrá llegar a eso con un poco de práctica? Un cantante contratenor inglés, al interpelarlo para felicitarle, me dijo que se podía llegar a cantar como él sólo con "just practice". Yo, entonces, tenía 17 y no me lo acabé de creer. Pero, mira que si es verdad...

amalia dijo...

Elvi no habrá sido Alfred Deller?

Elvi54 dijo...

Así es, Amalia; el gran Deller...
¡Qué bella esa "Oh Solitude"! ¿Te gusta Deller?

Chiqui dijo...

Sé que si Camelot se ha asomado al blog habrá salido corriendo al ver el francés. Os pongo yo la música. Para Amalia y Elvi.

http://www.youtube.com/watch?v=RI3jqcZyEW8

Chiqui dijo...

Peter, eso lo hacen muchos. Es un compromiso, entre las maneras de aproximarse al leguaje escrito que menciona Manuel. No crees?

Anónimo dijo...

!Cambiemos de compositor!

http://www.youtube.com/watch?v=27X2anAusZE&feature=related

Manuel Montero dijo...

Un deleite extremo escuchar Purcell asi. El senor de la barba es el que se oye cantar ? No se diria.

Elvi54 dijo...

Anónimo: noto cierta inclinación germánica en tus gustos musicales. Muy conveniente, por supuesto. La música es alemana si hay que buscarle una nacionalidad a las cosas, como la pintura es española. Claro que es una opinión mía, quizás discutible...

amalia dijo...

Chiqui, Elvi, qué emoción!
Hace más de 30 anios mi primer marido trabajaba como ingeniero de sonido en la firma Harmonia Mundi (yo era su asistente), y Alfred Deller era artista en ese sello.A Alfred lo grabábamos en general en Ashford, donde vivía. Creo que O Solitude fue en Francia. Le temía a esa canción. El día anterior se la pasó preacticando.No me lo olvidaré jamás. También grabamos King Arthur de Purcell.
Elvi podría hablar horas recordando a Alfred Deller, su música,su humor, su familia, su casa.

Chiqui dijo...

Amalia, háblanos de él. Lo hacemos una entrada del blog!

Anónimo dijo...

tres intiresno, merci

Anónimo dijo...

eh. amazing thoughts..

Anónimo dijo...

pourquoi pas:)

Anónimo dijo...

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