lunes, febrero 23, 2009

Manuel Montero: Les commentateurs de Felix

Este relato de Manuel Montero, publicado en el blog de Leo Scheer ha sido cedido, gentilmente, a nuestro blog para disfrute de los seguidores de Félix de Azúa.

Des notes sur le public et le privé


Ma démarche est commerciale, il s'agit de faire la promotion de ma peinture, le besoin de reconnaissance passant après le besoin d'argent. J'avais nonobstant, sous cette couche de professionnalisme, beaucoup de romantisme encore. C'était l'année 2007 où j'étais convaincu qu'à Paris rien ne bougeait, que j'étais la seule semence de réussite dans cette ville endormie.

L'écrivain et philosophe Ignacio Gomez de Liano, qui venait à Paris me commenter sa lecture des brouillons de six romans en espagnol, qui ont été publiés fin 2007, et mis sur le marché en 2008, s'était promené avec moi aux jardins et palais de Versailles. Il avait reconnu, sans regarder l'écriteau, un épisode de la Hiérussalemme Liberata de Tasso dans un tableau de la demeure privé de Marie-Antoinette, aux jardins. Il était familier des rares Artemisia Gentilleschi qu'on trouve chez le Roi Soleil, et amusé du Parnasse du roi et ses maîtresses. Pour comble, il était révérencieux et connaisseur des arbres.

Il est rentré avec moi, et ma compagne avait préparé un buffet avec du foie-gras et du Jurançon. Salade aussi, bien-sûr, et à prendre à table. Parmi les discussions gastronomiques, que quelques ajouts de Berthe au buffet justifiaient, l'on a évoqué la figure de Dali et son épouse Gala.

Berthe avait même cuisiné un dessert suivant une recette.

A la porte, seul avec moi, Ignacio a regretté le sort, soit l'exil non reconnu de Félix de Azua, qui, comme lui, avait été avant-gardiste, sifflé dans les auditoriums par des élèves nationalistes catalans. Un collègue artiste de Barcelone se moquait des larmes qu'il avait versé à l'occasion, il les trouvait pathétiques venant de quelqu'un qui n'allait pas dans le sens du poil nationaliste, comme la clientèle artistique de tous âges dont il faisait, lui, partie.

J'avais décidé, depuis notre projet d'édition, donc, d'être présent dans les forums de littérature espagnole. Je devais faire du teasing, des apparitions avec mon vrai nom qui produisent de l'intérêt, qui séduisent. Je tape donc Félix de Azua et il a un blog, en fait une vraie communauté de commentateurs déjà constituée depuis un an.

Malgré le fait de ne pas avoir de masque, de nickname, j'avais pour l'occasion un artifice qui me permettait de ne pas dévoiler une édition qui s'avérait encore fragile et tâtonnante. L'idée consistait surtout à ne pas me présenter comme écrivain, et nonobstant créer du public en faisant valoir ma qualité de peintre. Dans un milieu d'écrivains cela me protégeait des envies et des susceptibilités, permettant à tout-un chacun de faire des exercices de style dans l'éloge de mes tableaux. J'avais déjà un site. J'étais hébergé sur le web de ventes d'art artprice.com

Le propriétaire du site Artprice habite et travaille dans un étrange monument extravagant et déjanté non loin de Lyon. Il se déclare franc-maçon, contre toute prévention, et constitue à lui seul un sujet de roman.

Mes annonces d'oeuvres, crayons couleur au début, puis de l'huile et de l'encre de Chine, sont passées dans les premières pages du site durant toute la première année. J'étais amusé de côtoyer des mises aux enchères de Picasso, Dali ou Warhol tous les jours.

Ma condition d'artiste non-contemporain ou anachronique n'était pas gênante dans le milieu littéraire, ils étaient enchantés d'avoir un peintre au poulailler.

A ce propos, je voudrais vous mettre en parallèle un récit familier et les réactions de deux psychanalystes différents. Ma mère, étant orpheline de père, avait été élevée par un oncle militaire du régime de Franco, puis par une tante très particulière. Pour illustrer le poids du catholicisme dans ma famille, souvent j'évoque en analyse cette tante de ma mère. Il y un détail symptomatique que, jusqu'à aujourd'hui à six heures trente, je ne voyais qu'envisageable sous l'angle de la clinique.

Ma grande-tante, donc, avait un crucifix, comme toute bourgeoise espagnole de son époque, en ivoire. Vous savez quels sont les traits communs de tout crucifix de luxe, et sinon je vous les rappelle : sur une croix en ébène ou noyer quelque peu aplatie, il est placé un Jésus Christ mourant qui doit être à moitié nu, couvert seulement du linge de pureté qui cache son sexe. Il porte la couronne d'épines, qui ne lui sont épargnées dans le dernier supplice, mais cela est secondaire pour nous. Il peut être en argent, rarement en or, et dans les crucifix les plus fins il est en ivoire taillé et poli.

Même ma mère me présente sa tutrice comme une personne horrifiée par la nudité et la sensualité. Alors, elle décida d'habiller le Christ. Elle avait trop de tentations de lubricité à la vue de ce corps masculin exhibé quotidiennement à son regard. Elle tricota l'on ne sait bien si un pantalon ou une jupe pour ses jambes, et un pull pour le haut du corps, et cacha comme ça le corps du Christ. Je pense qu'elle aurait demandé la permission de son confesseur, puisqu'elle était toujours au confessionnal. Bon, quand j'ai raconté cela à mon psychanalyste soixante-huitard, il s'est porté les mains à la tête et il a confirmé que ma famille était dingue. Voyons ce qui se passe aujourd'hui, avec mon actuelle psychanalyste, à six heures et demie, qui est moins âgée que moi. Je lui raconte le tricotage pour le crucifix et elle s'exclame, ravie, "mais ça c'est très original !" Du coup, la jeune personne, élevée dans l'art conceptuel, a pensé que ma grande-tante, fanatique et fervente partisane de Franco et de ses fusillades, était une sorte d'artiste postmoderne, une sensibilité féminine ! Ma tante, avec sa névrose religieuse, aurait déconstruit un objet quotidien.

C'est ce décalage que les commentateurs soixante-huitards espagnols de Félix ne pouvaient pas endurer ; et trouver en moi une jeune personne qui encore décodait l'idéologie fasciste qu'ils avaient combattu, les a mis dans ma poche. Mais cela a pris du temps.

D'abord il fallait lire les longues tirées de commentaires, et non seulement l'article proposé chaque semaine. Je n'avais pas l'habitude. Je n'avais pour déchiffrer qu'un seul point de repère, une conversation aux Tuileries avec une artiste des milieux bourgeois espagnols à Paris, qui connaissait bien le blog et prenait parfois partie aux conversations. Elle a passé sous silence son pseudonyme, mais elle m'a encouragé à participer, je pense que parce qu'elle trouvait que cela allait l'amuser de me voir là-dedans.

Ensuite, il fallait trouver quelque chose à dire. J'aurais pu me tenir au contenu des articles de Félix, mais je n'y ai pas pensé un seul instant. Je voulais participer à la conversation.

C'est pour cela que mes premiers commentaires étaient tirés par les cheveux et plutôt hermétiques. J'ai cité un mystique espagnol du XVI siècle qui compare le Christ au fromage, par exemple, convaincu que j'allais droit au coeur de la conversation. J'ai passé un temps indéfini à balancer des citations de ce genre, et il faut dire que même dans mon activité actuelle sur la Toile, je conserve ce trait-là. Les commentateurs citaient, oui, aussi, mais autrement. Il était question de pertinence dans la citation, et un commentateur masculin me l'a assez vite fait remarquer.

Progressivement j'ai réalisé que parler de moi même par petites doses était la meilleure façon de m'ouvrir une place dans cette communauté. Et même à grandes doses. J'ai très vite fait savoir que j'écrivais depuis Paris, par exemple, et compte tenue que Félix suivait de très près dans ses articles les élections françaises, cela me situait dans une sorte de noyau électrique de la conversation. Du moins, je le sentais comme ça.

Il y avait sur le blog un troll bon-enfant et tendrement pathétique, Antonio Larrosa, chouchouté par tous, qui faisait la promotion de son site de "pire écrivain du monde". Mais j'ai très vite été séduit et médusé par un personnage féminin au nom de déesse, et pas n'importe laquelle, qui était une sorte de modératrice spontanée et maître d'élégance respectée par tous : Isis.

C'était à elle que je m'adressais au début, et elle avait toujours quelque réponse à me donner au nom de la prudence et du bon ton. Les pseudonymes, par moments, me semblaient avoir été décidés non individuellement, mais en suivant en commun une espèce de table de personnages dramatiques. Ainsi, Isis était centrale, et son rôle semblait de voiler et dévoiler tour à tour les mystères de l'espace "commentaires". Les autres actrices venaient la rejoindre telles des fées auxiliaires aux noms également allégoriques : Melusina, par exemple, ou d'autres qui viendront à ma tête si la nostalgie remplit sa tache pédagogique ce soir.

J'avais un but commercial qui me structurait, mais, hélas, cela n'a pas empêché, comme il arrive si souvent, de me laisser entraîner par le scintillement des affects. C'est comme ça qu'un week-end, où me trouvant seul pour quelques jours, j'ai pu m'abandonner tout entier à l'excitation, j'ai connu Enea.

Les conversations avaient d'habitude un fil masculin, des longues argumentations sur des questions éthiques d'actualité, et un fil féminin fait de jeux d'esprit. Ennuyé des longs paragraphes, ça va de soi que, moi, le fil que je suivais c'était le fil féminin. Et Enea était un cas à part, elle me semblait ne rien à voir avec les autres, elle écrivait des sortes de poèmes ou plutôt des énigmes. Elle ne choquait personne, les femmes semblaient suivre sans peine ses pensées de prophétesse. Au contraire de la plupart des assidus, qui avaient des comptes typekey, elle n'en avait pas, mais il n'y avait pas de confusion possible, ni de marginalité au sein de cette communauté. Elle semblait très cultivée, malgré la difficulté de son écriture.

Une autre raison pour laquelle je n'agissait pas beaucoup sur le fil masculin était le fait que je pressentais que les commentateurs n'étaient pas de simples amateurs. Il semblerait que l'espace commentaires depuis son apparition avait été un laboratoire de réflexion du secteur critique du parti socialiste, avec d'éventuels ponts tendus à droite et à gauche. Donc, moi, encore souillé de l'image de peintre aux sympathies punk qui était le piège que je m'étais sciemment tendu, j'avais intérêt à pas être trop bruyant auprès des hommes d'Etat masqués, parce que va savoir ce que cela pourrait donner. Mais je l'ai fait à plusieurs reprises, par fatigue ou exaspération. En tout cas, il existait un personnage que j'ai longuement suspecté d'être mon ami Ignacio. Il s'appelait Grifo. Isis insistait souvent sur son caractère d'être chimérique. Il s'occupait des remarques érudites, des chutes capricieuses.

Mais je voulais raconter la séance de trois jours la plus exaspérante et fantasque, à la fois, que j'ai eu en grande partie grâce à la coquetterie d'Enea. Pour moi, chaque seconde d'attente devant l'écran était empreinte de magie et magnétisme, mais cela peut se raconter aujourd'hui assez banalement.

Il faut dire que je restais jour et nuit devant l'ordinateur, sans manger et en prenant des tasses de café ou de thé au lait, très sucrées.

La campagne électorale française était dans son premier paroxysme, Sarkozy était très agressif, à gagner l'électorat du Front National. Félix se permettait de parier pour Bayrou, qui avait quelques traits communs avec la nouvelle image qu'il voulait donner lui-même, mais plutôt pris par les cheveux. Pas grave, puisque pour les Espagnols, tout cela était passionnant qu'on le regardât du revers ou de l'endroit. Moi j'étais tétanisé, comme par ailleurs Ségolène l'a été, selon les commentateurs, à un moment donné. Je ne renonçais pas à dessiner mes grands formats au crayon couleur en même temps, puisque dans les absences de Berthe j'avais l'habitude de produire de nouvelles oeuvres dont la difficulté ne cadrait pas avec la vie en commun, plus apte aux encres de Chine. Je pressentais que des forces telluriques et atmosphériques agissaient dans mon travail, qui pouvaient m'échapper.

C'est comme ça que je me suis accroché aux énigmes mythologiques d'Enea comme à une dictée inspiratrice et que j'ai commencé à échanger avec elle des bouts de poème. Et alors, à un moment donné, nous nous sommes trouvés, selon son expression, à danser ensemble. Il va sans dire que j'étais plus que jamais sous le charme d'un bal de masques, et de surplus initiatique, j'expliquerai pourquoi.

L'échange poétique à frôlé l'érotisme, et je pense que j'ai failli devenir fou sur le champ. Heureusement, au blog, il y avait une âme pieuse et qui mettait toujours une touche d'ingénuité, malgré qu'elle avait déjà son propre blog qui était une sorte de salon fréquenté par pas mal de gens. Elle habitait les Etats-Unis, mais était née dans la même ville de l'Andalousie que moi. Son intervention a ralenti la sarabande affolante dans laquelle j'étais depuis des heures, voire des jours, et m'a rendu au bon sens de l'auto-promotion. Je me suis trouvé à reformuler ma condition de peintre, même si avec Enea l'échange n'avait pas arrêté de porter sur des questions touchant à la peinture.

Le raconter d'après-coup serait une nostalgie impardonnable. Il y avait une poésie dans ce tournoi entre l'homme et la femme, qui était faite de citations, de phrases courtes et à clé, de longues attentes dans la solitude, minutes qui ne finissaient pas.

Je lui reprochais de n'être qu'un esprit, au moment de la fusion, par des maximes et exclamations.

Elle m'avait dit "viens danser" et pendant toute la journée les commentateurs s'étaient tus.

Aucune adultération de la pureté, pour mes étranges noces, j'ai eu un vrai silence. Cela ne peut qu'arriver la première fois.

Sous le seule masque de la drogue et du suicide, ou d'une bibliothèque ensorcelée, Enea se présentait à ma chair de spectre toute nue, crue comme une feuille d'arbre.

Le sommet avait été atteint. J'aurais dû migrer tout de suite. J'avais d'ailleurs fait des essais de participation avec un anglais démodé et maladroit au forum du site d'art de Saatchi, en même temps que mon affaire avec Enea.

Jamais je n'ai écrit comme ces trois jours. J'ai besoin de quantité pour percevoir la qualité, et là-bas c'étaient des minutes, des secondes en or. Je ne pense pas que pour les autres non plus ça eut été de la routine. Catulle aussi, a été mémorable par ses SMS sur petits bouts de parchemin, mais la publicité n'était pas immédiate, le danger à l'époque d'une réplique instantanée était mis à une autre vitesse. Le pire écrivain du monde, Larrosa, qui aurait pu gâcher la danse mesmérienne et secrète, tenait sa pub retenue depuis un bon moment, et ne la fit depuis de même. Il était complètement initié. Par la suite j'ai pu savoir que même si, pour nous, il restait bon-enfant, pour l'hébergeur il était un troll.

Un deuxième troll est apparu, féminin cette fois-ci, et très virulent. L'on pouvait se poser toutes les questions sur ses filiations. Elle se présentait comme étant argentine et signait Lucia Angélica Folino. Elle a été la première dévastation avant la désarticulation complète de la communauté des commentateurs de Félix. Parmi ses scoops, mise à part une espèce de dénonciation constante de toute sorte de mafias, il y avait quelque chose que j'avais entendu d'un professeur d'université que j'avais eu au téléphone et qui m'avait fait fantasmer depuis très tôt. Les membres de cette communauté seraient tous des franc-maçons et le blog serait une antichambre de leur loge.

Le fil masculin a duré un peu plus que le féminin, mais par la suite des nouveaux trolls, que j'ai tout de suite qualifié de cabaleurs, comme au théâtre, sont apparus. La clé de leur signification terminale pour le blog, qui n'est aujourd'hui qu'un spectre de ce qu'il a été, m'a été donnée à nouveau par Ignacio. Il semblerait que le site, qui appartenait à un certain groupe de presse de gauche, a été évincé par la direction du journal, suite à des conflits de pouvoir, et laissé à la dérive. Je soupçonne fortement des sabordeurs mercenaires, des journalistes, donc, de s'être pendant de longs mois fait passer pour des anarchistes allumés, qui ont commencé à menacer de mort tout homme sur le site. Dans quelle mesure le site lui-même n'aurait-il été aussi complice du sabordage, de l'auto-sabordage, donc ? Je pense qu'il ne manque pas non plus d'indices pour cette hypothèse ajoutée. Ils ont supprimé le dispositif typekey et la possibilité d'inclure des liens, attitude quelque peu totalitaire pour les liens et peu rassurante pour les garanties de non-supplantation. Ils auraient voulu fermer les volets et faire disparaître l'euphorie de démocratie directe qu'ils avaient suscité, craintifs que cela n'eut des mauvaises conséquences sur leurs carrières.

Pour moi ça a été le repli sur l'écriture proprement dite, et très vite l'édition, et par la suite l'exploration du domaine artistique-littéraire de langue française, où j'ai immédiatement repéré deux axes, de différente qualité, mais très pratiques pour l'épanouissement du blog que je venais de créer et pour la visibilité de ma peinture et de mon écriture : le site de Léo Scheer et le blog de Marc, signé Lunettes Rouges. Je les ai trouvé ouverts, accueillants, et pour l'instant solides et en bonne santé.

sábado, febrero 14, 2009

PARA LOS VALIENTES QUE AMAN

Como ‘Camelot’, en la entrada anterior,
yo también dedico este poema a todos los valientes que siguen creyendo en el amor. Nadie lo ha expresado mejor que Quevedo:


Amor constante más allá de la muerte

Cerrar podrá mis ojos la postrera
sombra que me llevare el blanco día,
y podrá desatar esta alma mía
hora a su afán ansioso lisonjera;

mas no, de esotra parte, en la ribera,
dejará la memoria, en donde ardía:
nadar sabe mi llama la agua fría,
y perder el respeto a ley severa.

Alma a quien todo un dios prisión ha sido,
venas que humor a tanto fuego han dado,
medulas que han gloriosamente ardido:

su cuerpo dejará, no su cuidado;
serán ceniza, mas tendrá sentido;
polvo serán, mas polvo enamorado.



domingo, febrero 08, 2009

NIRVANA, IDA Y VUELTA


Llevo todo el día preguntándome qué voy a poner en el blog. La verdad es que hay periodos donde uno no tiene nada que decir o todo lo que se le ocurre parece frívolo, aburrido, insustancial.
He pasado por un nuevo blog de alguien que captó mi atención hace tiempo en el Boomerang. Por su edad podría ser mi tercer hijo (¡si vamos a creer todo lo que se dice en los blogs!) Es poeta y merece la pena leerlo. Hoy vi en su blog una foto de Kurt Cobain, del grupo Nirvana, que me trajo vívidos recuerdos…
Se acababa de suicidar y era ídolo de uno de mis hijos. Pasamos por un periodo de crisis en la familia ya que éste había vivido alimentado durante unos años por el grupo ‘Nirvana’. Intentábamos entenderlo; al menos, sabíamos que las etapas de la adolescencia las habíamos pasado todos y los tiempos marcaban nuevas pautas a seguir. En el verano de 1994, después del suicidio de Kurt Cobain, propusimos a los chicos viajar a Seattle donde el grupo musical se había formado y donde estaba enterrado Jimi Hendrix, otro icono en la vida de mis dos hijos que en aquella época ya tenían su propio grupo musical y habían sacado su primero y último CD.

Salimos de Nasville en mi --entonces nuevo-- Volvo 940. Viajamos durante cuatro días a una media de 14 horas al día hasta llegar a Seattle. Condujimos por extensas llanuras donde la presencia de unos árboles rompía de vez en cuando la monotonía del paisaje. Autopistas desiertas que invitaban a pasar el limite de velocidad y, eso sí, cuando menos lo esperabas, a la vuelta de un recodo, había un policía que te hacía pagar caro ese impulso tan humano de acelerar cuando la carretera el sólo tuya. Digamos que pagamos más en multas que en hoteles.


Seattle. Aunque el viaje había sido pensado exclusivamente para el recreo y bienestar de los chicos, nos sorprendió. Bellísima y acogedora ciudad. Creo que la fortuna nos acogió con cuatro días de cielo despejado. Allí fue donde descubrimos que en EE.UU. se podía beber un “café expresso”. En cada esquina había un kiosco de Starbucks. Por la mañana temprano, conduciendo en la ciudad, se podían ver docenas de ciudadanos con su café en mano dirigiéndose al trabajo. Un descubrimiento para nosotros, los mayores, que nos hizo pensar en la remota posibilidad de mudarnos allí…si no fuera porque está al otro lado del mundo, ¡a miles y miles de kilómetros de España! No sólo el café…era en sí una ciudad de las más sofisticadas del país que habíamos conocido (y habíamos vivido en Philadelphia y Boston).

Como decía, el viaje había sido realizado teniendo en cuenta el interés de nuestros dos adolescentes…

Visitamos el barrio donde Kurt Cobain había nacido. Encontramos una tienda donde el dueño nos habló de “that kid”, el de Nirvana. Había sido como cualquier otro chico de su edad. Le gustaban las chucherías que él vendía: los cromos de jugadores de baseball, los tebeos…lo típico de un niño de su edad. El ‘cabeza’ de Nirvana no había sido enterrado en Seattle, por temor a que expoliaran su tumba. Nos dirigimos al cementerio a visitar a Jimi Hendrix. Allí nos encontramos una tumba de lo más insignificante pero, al mismo tiempo, fuera de lo normal: estaba cubierta por flores marchitas, cigarrillos, cuerdas de guitarra…notas escritas en un inglés deficiente pero apasionado. Allí nos encontramos con un chico de unos veinte años que se había mudado de New Jersey a Seattle. Había conseguido un trabajo enfrente del cementerio para poder visitar la tumba de Jimi Hendrix dos o tres veces al día…

El viaje de vuelta fue largo, agotador. Cuando llegamos a casa, en pocos días, la crisis había cesado.

viernes, enero 30, 2009

Luis Goytisolo, LIBERACION

Y los Reyes Majos me trajeron “L I B E R A C I O N”. Con una hermosa cubierta de “El jardín de las delicias”, El Bosco (mírenla bien, no se pierdan los detalles), Luis Goytisolo nos invita a recorrer un camino que nos lleva desde lo más íntimo, a veces oscuro, del ser humano hasta la pura recreación de la naturaleza. Una novela donde el tiempo pasa y vuelve y diferentes narradores nos hacen saber de ellos mismos y de otros. Una novela fuera del canon a que estamos acostumbrados, nada nuevo en este escritor que nunca se ha ceñido a la narrativa fácil y previsible. Uno de los pocos libros que me ha hecho volver a él, a una segunda lectura, en busca de reflexiones y pensamientos como estos:


"Así como la demolición del interior de un antiguo edificio del que se quiere salvar tan sólo la escueta fachada suele suscitar una secreta aprensión entre los viandantes que transitan por las cercanías, debido no ya al peligro de un derrumbe accidental o de desprendimientos, sino, sobre todo, por temor a las miasmas integradas en la estructura material de esa construcción cuyo derribo se está encargando de liberar, efluvios cuya carga de miseria, enfermedad, sufrimiento y desgracia se intuye contagiosa, así la inquietud del ser humano ante cualquier decidida revisión de su pasado individual o colectivo que deje al descubierto la realidad más profunda, más irrevocable. […]

"Caso extremo de esta clase de repulsión, al menos para mí, es el que me inspiran los muebles de anticuario, así como los simplemente heredados, cuando no han sido remozados por entero. Los armarios y cómodas que, al ser abiertos, desprenden el olor de las prendas usadas por generaciones de seres que yacieron por última vez en la cama que se nos ofrece para dormir; las perchas de las que habían colgado chaquetas de cuello más o menos gastado, más o menos sobado; las mesitas de noche. […]

"Lo que repele de esos muebles gastados por el uso, de esa nube de polvo que se revuelve sobre los escombros, es la desdicha de la que enseres y muros han sido testigos, esa gris respiración que acaba por apagarse. Pero, así como el que por su oficio –albañil, arquitecto--, sea o no víctima de tales aprensiones, se ve obligado a terminar por vencerlas, así todo aquel empeñado en conocerse a sí mismo, y sólo a partir de ese conocimiento hacer una u otra cosa, tendrá también que vencer el temor a una introspección llevada a sus últimas consecuencias. Pues, mientras que la vida como fenómeno general referido al cosmos despierta tanto interés como simpatía, no bien restringimos su significado a la existencia concreta del ser humano empieza a suscitar aprensiones y suspicacias, que se convierten en instintivo rechazo cuando de lo que se trata es de desentrañar o intentar esclarecer la realidad íntima del sujeto. Lo normal es que, contrariamente a lo que suele proclamarse, a casi nadie le apetezca verdaderamente indagar demasiado en sí mismo, ahondar hasta los recovecos más recónditos de la conciencia, de forma que sólo unos pocos son capaces de convertir esa indagación, con frecuencia ingrata, en conocimiento liberador, susceptible de dotar al sujeto de un margen de autonomía hasta entonces desconocido. La energía generada es similar a la inherente a todo proceso de aproximación amorosa, cuando, llevadas por el deseo de integración, cada una de las partes se adentra en la intimidad de la otra, y las revelaciones a las que accede son, al propio tiempo, oscuras revelaciones acerca de uno mismo.

"El conocimiento que se deriva, por ejemplo, del inquirir de cada parte acerca de anteriores experiencias amorosas de la otra, responder con precisión implacable, atosigado por los latidos del corazón, a las puntualizaciones pedidas por Magda, pedir a mi vez detalles, imaginar su cuerpo besando y siendo besado por otro, penetrando y siendo penetrado, haciendo exactamente lo que ahora hacemos nosotros sólo que visto desde fuera, turbador tumulto de formas que termina por cobrar vida propia.
Todo eso hace de la mujer amada la persona que mejor llegamos a conocer, una vida que se integra en nosotros al tiempo que nos integra, no en vano conocimiento carnal y conocimiento son en la Biblia sinónimos. Sería muy equivocado pensar que familiares y amigos, por mucho que no haya secretos para ellos, puedan alcanzar un similar nivel de conocimiento mutuo. ¿Qué saben los hijos de los padres, de cómo eran antes de ser padres? ¿Y de los hijos, tanto más desconocidos cuanto más crecen? ¿Qué sabemos de nuestro nacimiento, de los hechos que en él concurrieron, sino lo que nos han contado, una concatenación aleatoria de acontecimientos cuyo mero enunciado nada explica?"


Así resume Rafael Conte la temática de la novela:

Las viejas casas nos contaminan, se compran o se venden, sus propietarios se suceden sin saber muy bien por qué, las mujeres son como flores que se marchitan, los matrimonios se hacen y deshacen, las nuevas generaciones de moteros son tan analfabetas como criminales las de los guerreros quintacolumnistas. La naturaleza real se humaniza, o nos naturaliza, mientras el mundo gira y los seres humanos se debaten entre el amor, la traición, los suicidios o los asesinatos, la desaparición o su ilusión, pues nunca nada ni nadie desaparece de verdad, pues todo sigue existiendo tras la muerte, que nos contamina con sus miasmas de las viejas casas, de todos nuestros proyectos o vacilaciones ...



Luis Goytisolo en Africa Oriental



Enlaces de interés:



domingo, enero 25, 2009

LOS TRES DONES "MI PRIMA"



Hoy he recordado una cuestión que siempre me ha sorprendido. Se trata del viejo juego de los tres deseos. Supongo que cuando no se tiene buena salud, es lo primero que se desearía tener. Pero dejando eso a un lado, el problema es que los tres deseos siempre se quedan cortos -tantas cosas se necesitan, o se creen necesitar-, y la mayor revelación es que casi nunca se piensa más allá del entorno más cercano del interesado. No he encontrado a nadie que así, de pronto, te diga que desearía que se descubriera una cura para el cáncer, o que hubiera una paz mundial duradera, o que, más concretamente, un amigo en paro encontrara trabajo. Quiero decir que una cosa son los buenos deseos que todos tenemos, en general, y otra muy diferente gastarse en alguien ajeno -la familia cuenta como algo propio- uno de los tres deseos cuyo cumplimiento nos hubieran asegurado. Bueno, prima, siento el rollo pero es que durante la comida hemos estado debatiendo la cuestión, y la conclusión es la de siempre. Hay muy poco altruismo del verdadero. Pero quizás sí, quizás sí que haya personas desinteresadas. La duda siempre estará ahí porque el asunto no puede dejar de ser una hipótesis incontrastable.
Claro que la cosa es muy complicada. Por cierto, un amigo sostenía que la familia no tiene por qué contar como algo de la propia esfera del sujeto, sino que es parte del entorno vital del mismo, pero ajeno a él, de forma que lo que somos capaces de darle a un hermano, por ejemplo, es una manifestación de la generosidad intrínseca del ser humano, que garantiza la supervivencia de la especie, basada en la solidaridad de un grupo, sea el familiar, sea el de la manada. No sé. Eso ya es sobrevolar mucho. Pero no deja de ser otro punto de vista. Lo de la generosidad digo. A mí, ser generoso con la familia no me parece verdadera generosidad, pero supongo que todo depende.

martes, enero 20, 2009

MISSION ACCOMPLISHED

Mi momento favorito de la inauguración de la presidencia de Obama….

La prensa, muy amable hoy—no sé qué dirá mañana—elogió la nobleza de Obama al acompañar al ex presidente George Bush hasta el helicóptero que lo llevaría al aeropuerto para tomar su vuelo definitivo de vuelta a Tejas. Es la primera vez que un presidente recién elegido lleva a la estación al retirado.

Es obvio que Obama quería asegurarse que cuando llegara a la Casa Blanca no encontraría a los Bush empaquetando todavía…

sábado, enero 17, 2009

Nevada en el Retiro, enero de 2009

Aquí os dejo estas bellas imágenes traídas del blog de mi amiga Elvi. Gracias al certero ojo de Angeles Sevillano y Maribel Asensio podemos disfrutar de ellas.
Aquí las nevadas son el pan de cada día. Esperamos la próxima.

martes, enero 13, 2009

ENRIQUE PUPO-WALKER

Se me ocurre pensar, en mis más desolados momentos, cómo sería yo si no hubiera llevado una vida tan errante. Como dicen en inglés “with less baggage to carry…” Ante estos inútiles pensamientos siempre surge otra pregunta: cómo sería yo sin haber conocido a… Y amigos y conocidos se agolpan en mi mente reclamando la parte que de mí les pertenece.

Si no hubiera conocido a Enrique y a Bettye, con toda seguridad sería menos persona y las paredes de mi casa estarían más tristes; faltas de mágicos espacios donde perderse y encontrarse.

Todo empezó una Navidad. Con su gran sentido de comediante Enrique llamó a casa y me dijo “Señora, esté atenta al cartero…” Después de ese año se volvió a repetir la llamada con otro mensaje típico de sainete, a lo que yo respondía con algo parecido: “Pues de esta puerta no me muevo hasta que llegue el cartero…” Enrique colgaba el teléfono con grandes carcajadas. La llamada en sí ya era un precioso regalo. El cartero llegaba con un sobre amarillo… Después del segundo año dejó de llamar, pero yo, impaciente y muy segura de que así sería, esperaba el sobre amarillo; no fallaba. Estos sobres nos han traído acuarelas, alguna vez un pequeño óleo o un bodegón en acrílicos. Abrir el sobre se convirtió en una ceremonia casi sagrada. Nunca se sabía dónde la sutileza de los colores, en sus formas casi abstractas, te llevaría. Luego venia lo más difícil…enmarcarlo. Buscarle los límites a ese mundo.




Enrique Pupo-Walker llegó a EE.UU. (Duke University) en 1955. Venía de Cuba, donde ya el pincel y el lápiz rondaban sus dedos. Descubrió la acuarela en una exposición, en el Museo Bacardí de Santiago de Cuba, en 1946; el artista era Enrique Marañón. Después de este encuentro la acuarela lo acompañaría el resto de su vida. Mas tarde conoceria al madrileño Cirilo Martínez Novillo, quien dejaría huella en su estilo con que pasa de la acuarela al óleo.

De Cuba salió con la bendición de su abuelo y del resto de la familia; esperaban hacer de él ‘todo un médico’. No tardó el joven Ponce de León (de ahí se deriva el apellido Pupo) de ser arrastrado por dos musas: la literatura y una belleza sureña llamada Bettye, perdiendo así la medicina no sabemos qué. Se doctoró en la universidad de North Carolina en Chapel Hill. Enseñó en Yale durante unos años antes de trasladarse a la Universidad de Vanderbilt (Nashville, Tennessee) donde permanecería hasta su temprana jubilación. De su ilustre carrera como hispanista no voy a hablar aquí, mencionaré que su último trabajo fue el monumental Cambridge History of Latin American Literatura, que co-editó con Roberto González Echevarría.

Muchos consideraban que cometía un error al retirarse de la profesión en un momento de plenitud intelectual y éxito académico; otros, como yo, lo animaban a que lo hiciera lo antes posible para aprovechar la luz del día y atraparla en sus cuadros.

La trayectoria de Pupo-Walker como pintor ha llegado más lejos de lo que él esperaba. Al fin y al cabo él sólo quería entregarse a la tarea de recrear paisajes existentes o imaginarios; pueblecitos de Castilla, unas viejas casuchas, la costa de La Florida o la de Escocia, (donde vive una de sus tres hijas)… Bodegones y marinas... Todo con su magistral dominio del color en la acuarela y la invisible fuerza de sus pinceladas en el lienzo. En los años que lleva pintando ha tenido varias exposiciones individuales y colectivas, presenciando yo una en la que -por llegar 15 minutos tarde- más de la mitad de sus cuadros ya tenían la tarjetita de ‘SOLD’. Tiene seguidores, tiene admiradores y tiene amantes de su obra entre los que me encuentro.



Echo de menos aquellas noches que precedían a una de esas exposiciones. Las cenas de Bettye, un Jack Daniels y un paseo por el estudio del pintor. Me decía que yo tenía buen ojo, quería ver cómo reaccionaría a las piezas. Era intimidante ya que lo único que yo sabía de pintura era ‘esa me la llevaría a casa... quiero vivir con ella’ y no podía explicarle por qué. Mientras mirábamos toda una sala llena de luz y color el pintor observaba pícaramente - porque es un pícaro - nuestra expresión. Yo permanecía muda y sólo iba señalando con el dedo aquellos cuadros con los que quería vivir, o en los que quería vivir… Eran casi todos.


Hace más de un año que he querido hacer esto. Me ha frenado la imposibilidad de sacar fotos que reflejaran con justicia los colores y la textura de las piezas que tengo en casa. Me he tenido que limitar a las miniaturas navideñas que cabían en mi scanner; aun así los azules de Pupo Walker no han querido dar la cara y los malvas lo han hecho pero perdiendo la calidez que su maestro les da. Me doy por vencida. En casa quedan las piezas grandes: óleos, acrílicos y una acuarela de una exquisita belleza. Se las enseñaré si pasan por aquí. Son como un imán para todo el que llega… y el que regresa.










jueves, enero 08, 2009

AL ARBOL QUE PUDO

Hace poco más de dos años el Ayuntamiento nos plantó enfrente de la casa un árbol. Reemplazaba, este delgaducho y sombrío, a uno que en sus tiempos debió lucir por lo alto de la casa y dar sombra fresca a las ventanas más expuestas al sol del verano. Cuando nos mudamos aquí el hermoso ejemplar no era ni sombra de lo que había sido; no sólo él, otros árboles vecinos
padecían de la misma enfermedad y fueron cayendo unos y cortados otros.

Acababa yo de volver de un corto viaje a España y ahí estaba el pobre, tan joven y ya sufriendo de escoliosis y alopecia. Después de unos días de desprecio y malhumor - yo tenía ya decidido el árbol que vería todos los días al subir la persiana de mi cuarto - empecé a estudiar la situación. Dudaba entre dejarlo morir, y así poder reemplazarlo, o entregarme a la tarea de revivirlo…

Fue un verano en el que -sin mucha esperanza - probé de todo. Lo habían plantado en el mismo hoyo que el anterior había dejado (todo jardinero, hasta los mas novatos, saben que eso no se debe hacer) y rematado con un montículo de mala tierra, revuelta con trozos de alquitrán y cemento que habían salido de las antiguas aceras enterradas.

En un par de días había yo reemplazado el montículo por otro más mullido y lo había cercado con una especie de barrera para que el agua no corriera derecha a la alcantarilla. Agua le di, pero le costaba tragarla…las hojas habían dejado de caer; las que quedaban permanecían alicaídas y tristes. Se me ocurrió hundir en varios sitios trozos de caña de bambú y regar directamente en ellos para que el agua llegara hasta las raíces. Funcionó, las hojas daban señal de agradecimiento; mi espalda amenazaba con abandonarme…En fin, un verano de cuidados intensivos a un enfermo que ni me gustaba.

En esos días, cuando recorría el barrio, iba observando los hermosos árboles que todavía quedan y los muchos nuevos que han plantado. Fue así como descubrí que había bastantes de la misma familia del que yo cuidaba; todos tenían las hojas en grupitos y caídas. Eran árboles plenamente establecidos y arraigados al borde de la acera con respetables troncos y ramas que tendían a subir más que a extenderse…las pequeñas hojas en ramillete siempre mirando el suelo, casi avergonzadas. Llegué a la conclusión de que poco podía hacer yo para levantar las del mío; lo mejor sería aceptarlo como era.
Llego el invierno y me olvide del árbol

Fue en la siguiente primavera cuando una mañana un esplendoroso ramo de flores blancas me saludaba al filo de mi ventana. Al día siguiente se abrieron otras y así durante una semana. Al despertarme temía subir la persiana… no podía durar mucho más este regalo. Me equivoqué, las flores siguieron allí más de un mes!

Este, su segundo invierno con nosotros, me di cuenta que estaba cargado de ‘berries’ (semillas parecidas a las majoletas) cosa que no había visto el primer invierno, quizás porque en estos dos años ha crecido tanto que lo tengo a mi vista, o que lo miro más. En la última gran nevada, entre Navidad y Año Nuevo, me llevó a la ventana un insistente pío, pío, pío... Ahí estaba el árbol, cubierto de pájaros recogiendo sus berries. Los había de varios tamaños y colores, incluso llegué a ver un pájaro azul y juraría que a un robin. Se habían situado al filo de la chimenea de la casa de enfrente y en un árbol, hermosísimo en el verano pero estéril en invierno. Desde allí, durante horas y en ruidosa armonía, iban y venían transportando la comida que mi árbol había cultivado para ellos durante el otoño.

Y vendrá la primavera y me mimará otra vez con sus hermosas flores. En el verano, cuando vea sus tímidas hojas, pensaré en las valiosas berries que esconden.

domingo, enero 04, 2009

NO SOLO DE PAN...

Los Reyes magos han llegado unos días antes. Como el año pasado mi hermano me mada recuerdos de su niñez. Al ser él unos años mayor que yo le pedí que me fuera escribiendo lo que él recordaba. Se resistió al principio pero el año pasado llego la primera entrega http://chiquitin52.blogspot.com/2007/12/el-rey-mago-arrepentido.html y este año me sorprende con una gama de colores, sabores y momentos nítidos para él; borrosos algunos y otros inolvidables para mí. Su memoria me devuelve nombres de marcas, calles, comidas, frutas, costumbres…una fiesta de recuerdos perdidos. Os dejo aquí unos cuantos porque sé que también serán los vuestros.


NO SOLO DE PAN…
A propósito de pan; en Montejicar teníamos el horno tres casas más abajo y comíamos uno grande y redondo que no terminaba de gustarme. Fue un descubrimiento llegar a Jaén y encontrarnos con aquellas piezas llamadas “libras” con la masa tan blanca y apetecible (“pan sobao”) y cuyos cuencos se comían con aceite y azúcar o leche condensada, también con una jícara de chocolate; recuerdo marcas Nestlé, Matías López, Virgen de la Cabeza (a la taza), Suchard y Orbea. Éste último llevaba en el interior del paquete un pequeño cuento infantil que yo coleccionaba. Había unas chocolatinas que a mí me gustaban mucho, eran cuadradas de la marca Vitacal (en realidad se trataba de un sucedáneo), contenían cromos y se anunciaban así por la radio: “¡Chaval toma Vitacal!”. También estaban los cigarrillos de chocolate.
Otra cosa que nos encantaba era los calostros azucarados que mamá nos preparaba cuando nuestra cabra paría, o de otras. En Jaén la lechería la teníamos justo al lado. Yo iba muchas veces a comprarla.

En el pueblo siempre teníamos torta y roscos fritos envueltos en azúcar que eran una delicia. Me relamo de pensar en las gachas con miel; una especie de harina amasada con matalahúga rociada con miel de caña y una especie de picatoste en trozos pequeños.
En tiempo de matanza nuestra comida preferida eran los chicharrones asados en la lumbre y los chorizos y morcillas. Con la vejiga del cerdo nos hacían una pelota a especie de globo.
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Un día que papá fue a Granada me trajo mi primera cartera (de cuero marrón) y ¡plátanos! que se convertirían en mi postre favorito junto al pan de higo, dulce de membrillo y uvas pasas. Y qué decir de los caquis y melones que colgaban del techo en la casa de los abuelos, así como las algarrobas que guardaban en un cajón de la cómoda del dormitorio. También los melocotones que el abuelo traía de su huerta de Cañaspinar...


Nada más mudarnos a Jaén (final de diciembre de 1955) descubrí una lata grande de mantequilla de la marca Arias. Aunque estaba rancia y amarilla, a mí me encantaba untarla en el pan, por eso cuando descubrí el queso que nos daban en la escuela (Made in USA) me gustaba tanto. La leche no podía con ella, sin embargo en polvo sí que solía comerla.



Otra de mis preferencias era tomar un buen tazón de café sopado. En realidad, no era café sino un caldo hecho a base de cebada tostada. Recuerdo que por entonces la marca de café por excelencia era “Cafés La Estrella, la estrella de los cafés.



¿Te acuerdas de una niña que se ponía a vender higos chumbos en nuestra misma acera? A mí me gustaban mucho y los tomaba ya pelados, cuatro por una peseta. Aquella niña era hija de un minero cliente de papá y murió muy joven.

No se si recordarás de un vendedor ambulante que vendía camarones salados a granel metidos en un cucurucho de papel. Otro solía venir de Torredelcampo, vendía garbanzos tostaos o los cambiaba por productos del mismo género. Mamá le daba un kilo sin tostar a cambio de medio kilo de tostados.

Había otro hombre, ya de edad, que mis amigos decían que era el padre de la “Ropa Verde” (una joven y llamativa prostituta que vivía por la Puerta de Martos) llevaba una cesta de mimbre y por un módico precio ofrecía productos como moras, allozas (almendras verdes), madroños, memencinas, majoletas... Con un canuto de caña pequeño se solían escupir los huesos de éstas últimas usando como blanco el cuello del sufrido amigo de turno.




Y de las clásicas comidas no me acuerdo apenas. Mamá nos daba para desayunar galletas María con Caobania, un sucedáneo del Cola Cao que nunca lograría imponerse a pesar de patrocinar una novela radiofónica de los culebrones que se ofrecían a media tarde. Y también nos hacía flanes de la marca “El Niño”. (Aquellos sobres con la cara de un bebé)


Sí me gustaba el potaje de garbanzos con aquella especie de panecillos tan ricos que yo le cogía a mamá antes de que los echara al guiso, para disgusto de ella. Otra comida que ahora me parece rara es el gazpacho que se hacía entonces a base de agua avinagrada y aceitosa, sopas de pan y trozos de tomate y pepino. Te ponías a devorarlo cuchara en mano y entraba bien porque se servía frío con cubitos de hielo. Lo que no nos gustaba era el cocido, pero nos la ingeniábamos para comerlo a base de machacar los garbanzos en una especie de puré al que añadíamos aceite y vinagre. De esto creo que te acordarás.


Papá solía hacer muy bien las migas de pan porque para su elaboración se necesitaba tener un brazo fuerte. Puede decirse que a lo largo de su vida su cena fue siempre la misma: dos huevos pasados por agua y un vaso de leche.


Y no quiero amargarte el final de esta historia con las comidas que solía hacer papá cuando nos quedamos solos. Si te diré que el caldo de Avecrem, pimentón con patatas y bacalao y un guiso - - en el que cocía las habas tiernas hasta con vainas -- eran sus especialidad.

domingo, diciembre 28, 2008

UNAS NAVIDADES DE PERROS

Y literalmente así han sido. La llegada de Grady, el recién adoptado galgo de uno de mis hijos, ha sido durante unos días motivo de preparación mental… casi ansiedad. ¿Cómo reaccionaría este joven y elegante gigante cuando lo rodearan mis tres amistosos perrillos, ya en la cuarta edad? ¿Debería yo guardar las piezas de cerámica más queridas? Había que contar con la posibilidad de que mis enanos no aceptaran a Grady con la cordialidad que las fiestas requieren. Están mal criados, lo reconozco; ni siquiera saben que es Navidad y que en estas fechas hay que hacer de tripas corazón

Ocupada por otros quehaceres, Grady se presentó en casa acompañado de sus ‘confiados’ dueños - ni lo sujetaban con la correa - antes de que me diera tiempo a hacer nada práctico. Ahí estaba, en la entrada de la casa. Toby, Tana y Chiqui husmeando sus largas patas y él --con su escultural cabeza-- observando al trío, uno tras otro.


Más relajada que la mayoría de las presentaciones entre humanos estaba resultando ésta.


A continuación Grady, seguido de los tres mosqueteros y de mi inquieta mirada, se dio un paseo por la casa: pasaba cuidadosamente entre sillas, mesas, cortinas, cerámica, alfombras…de la forma más civilizada y elegante que nadie antes lo ha hecho en esta casa: sin tropezar, sin mover la cola, levantando la cabeza para no dar con su larga nariz con ningún objeto, aun si era comestible… Ya, en el segundo piso, se subió en el trillado sofá para mirar por la ventana; los perrillos lo seguían con curiosidad y complacidos de que contemplara la vista de la que ellos disfrutan diariamente. Finalmente se acomodó en el otro sofá y como todo un caballero, sin pipa ni pantuflas, se reclinó en los cojines y se echo una siesta.



Chiqui, cariñosamente, le hizo compañía durante un rato.

Grady ha sido la ‘persona’ más considerada de todo el grupo navideño. No ha ladrado, no ha roto nada, no ha requerido comidas exóticas ni bebidas caras, no ha dejado sus regalos, zapatos, abrigo, etc., por toda la casa… es más, en cuanto le dimos el osito de peluche que le habíamos comprado, acomodó su cabeza y lo usó de almohada al mismo tiempo que nos daba una mirada de profundo agradecimiento.


Esta mañana cuando me desperté hice lo acostumbrado: miré al pie de mi cama y conté las cabecitas que asomaban; cuatro tiene que haber ya que también suele estar la gata. Pues no, esta mañana sólo había dos. Lo primero que se me ocurre, en casos como éste, siempre es ‘lo peor imaginable’: “Anoche, cuando salieron a hacer sus necesidades, nos dejamos a Toby en el jardín”… Lo llamo, lo busco, subo y bajo escaleras, abro y cierro puertas…Me encuentro en pijama y descalza en el jardín (¡bendito el ‘global warming’, hoy hace un día otoñal!) y cuando estoy enfrente de la casa llamándolo como una loca…todavía en pijama, mi marido me dice que Toby y la gata están en el tercer piso durmiendo con el galgo.

Grady acaba de volver a Washington. Toby anda desquiciado ladrando por la casa …


Se ha quedado tendido a la entrada de la puerta principal. ¿Esperara su vuelta? Me pregunto cuánto tardará en olvidarlo. Después de un buen rato lo he cogido en mis brazos; esta titiritando pero sé que no es de frío. Su desconcierto es bien grande: durante un rato lo acurruco entre mi cara y mi hombro, a falta de una mecedora lo balanceo en la silla giratoria de mi escritorio al tiempo que le acaricio la nuca y le susurro “Mamma loves you…Toby is a good dog…” Después de unos diez minutos deja de temblar y como se haría con un bebé lo deposito entre los cojines del sofá…La tierna edad, la vejez, la confusión, los humanos, los animales…Nada cambia por ser Navidad.




jueves, diciembre 18, 2008

LA LOTERÍA

Vuelvo a mirar la entrada anterior, “Slovenly Peter”, y las ilustraciones saltan a mi vista un tanto disonantes con el tono del blog: las tijeras de sastre, el acoso de las abejas, el cuerpo de Peter desmembrado… No menos fatalista anda mi mente estos días; no es para menos. Aunque uno dejara de ver las noticias o leer los periódicos, todavía le quedarían la calle, el supermercado, las rebajas prenavideñas. Los jubilados sacando botellas y latas de los contenedores de reciclaje para venderlas. Ha aumentado el número de los que lo hacían regularmente, nuevas caras aparecen.

Había pensado escribir sobre el cierre de “Linens .N.Things”, una cadena de tiendas donde durante años he comprado toallas, sábanas, utensilios de cocina y otras cosas necesarias para el mantenimiento de la casa. Dos veces fui la semana pasada y el espectáculo era patético. Buscaba una buena sartén para la tortilla de patatas. No la encontré. Realmente era difícil encontrar lo que necesitabas; todo lo que quedaba eran cosas dispares, eso sí, rebajadas a un 70%.

Con esos precios habría que meterse a la caza de algo útil…¡digo yo! Así encontré una colcha que usaré como cortina, y unos Kilims con los que cubriré los cojines del sofá; todo por un total de cuarenta y nueve dólares.

Mi marido andaba metido entre las estanterías, mesas, carritos…todo lo que componía el armazón de la tienda. Estanterías que no entrarían por la puerta de la casa… pero estanterías. Cada vez que daba la vuelta a la tienda - en forma de laberinto - tropezaba con él mirando algo absurdo que no nos serviría para nada pero, en fin… Cuando me acerqué me enseñó un par de mamotrecos de estantes que, según él, irían de maravillas en el sótano para poner todo lo que está por el suelo… Le recordé que lo que está en el suelo son cosas para la basura. Teníamos que salir con algo, eso lo sabía; habría sido como llevar a un niño a una fábrica de caramelos y no comprarle un chupa-chús.

Nos dimos un par de vueltas más y, desde lejos, divisé una estantería de tamaño mediano con ruedas al estilo de las que hay en las bibliotecas. A los lados delicadas barras de no sé qué metal, y los estantes de conglomerado cubiertos por una lámina de arce. “Atractiva…” como lo que siempre he andado buscando”, dijo él. No estaba muy convencida pero… ¿Quién le iba a decir que no? A mí no me gusta que me digan no, así que yo evito decirlo cuanto puedo. Si cabe en el coche cabe en la casa, es mi teoría.

A la salida nos encontramos con un chico de unos treinta y pocos que repartía diligentemente unas hojas publicitarias; buscaba trabajo. Según la lista, hace de todo: puede instalar nuevas ventanas o abonar el césped; reparar el tejado o quitar la nieve de la acera, construir un porche o… “NO JOB TOO SMALL”.

De camino al aparcamiento nos dimos cuenta que en el anuncio, el correo electrónico estaba mal escrito. Volvimos con el coche a la puerta de la tienda y lo buscamos - quién sabe cuántas hojas habría repartido- ya no estaba allí. Pero, en el anuncio de Mike, así se llama este ‘manitas’ con quince años de experiencia, estaba su teléfono… ¿Quién usaría el e-mail, verdad? Cuando llegamos a casa lo llamamos para avisarle del error.
La respuesta: la grabación de una señorita, con una voz muy sexy, que anunciaba “the number you have called is out of service at the moment”. Me entraron ganas de llorar.

Dije al principio que ‘HABIA pensado escribir’. Veo que lo he hecho. No creía que me fuera posible.

En cambio quería dejarlos de buen ánimo y hablarles de mi billete de lotería. Mi primer billete de lotería navideña.

¿Y si me tocara? La familia de mi padre, incluido él mismo cuando vivía, tiene suerte con la lotería… ¿Por qué no la tendría yo? Pues seguro que no: soy afortunada en el amor… Eso siempre me ha frenado a comprar un décimo, por si ganaba.

Pero este año mi amiga Lola me ha mandado el billete que ven ahí arriba: “para que tus sueños se hagan realidad” me escribe.

Cuando estuvo aquí este verano, hablamos de futuros proyectos imposibles. Lola siempre tiene soluciones para todo: la lotería…su casa, su familia, su coche… Su generosidad, que no tiene limites. Con amigos así, ¿quién necesita ‘el Gordo’?:
YO ¡Para estar cerca de ellos!
¡Que aunque nos toque la lotería, conservemos la salud y la amistad en el próximo año!

miércoles, diciembre 10, 2008

PEDAGOGIA: SLOVENLY PETER, PEDRO EL GUARRO



Slovenly Peter es uno de los libros que mi marido sacó de la biblioteca de su padre a escondidas. Favorito de él y sospechó que también de sus cuatro hermanos. Se adelantó a ellos hace más de dos décadas. Me podría haber servido de guía para educar a mis dos hijos, pero me pareció de tal crueldad que lo puse fuera del alcance de ambos hasta que tuvieran la suficiente madurez para digerir 'la dura disciplina alemana' de finales del XIX para los pequeños.

Esta joya debió de tener bastante éxito en una familia como la de mi marido...El libro está hecho trizas, le faltan páginas - aunque es difícil saber ya que no están numeradas - también da señales de haber sido arrancado de manos sucias y garfias por los "slovenly" cinco...
El padre de mi suegro lo compró en 1917 en Filadelfia, en una librería alemana. Definitivamente dio resultado con la educación de él y sus hermanas…

Durante un tiempo me arrepentí de no haberlo usado en la de mis rebeldes mocosos. Se me ocurre que toda esa rebeldía debia ser creatividad mal entendida. Hoy dos hombres de los que estoy orgullosa. Aunque los dos ‘juran’, y nadie les va a convencer de lo contrario, que cuando eran niños les lavamos la boca con jabón por decir palabrotas.
Este es el lastre dejado por las vívidas y coloridas ilustraciones de Slovenly Peter. Ilustraciones que dos niños vieron cuando su madre creía que tenían la madurez suficiente para apreciarlas sin que les impactara.
Nos hemos tenido que resignar y ya no discutimos el caso del jabón. Lo más parecido a esta historia podría ser que su padre - influenciado por Slovenly Peter - los amenazara con hacerlo. Pero nunca ocurrió…No delante de mí!

El chupadedos....



La glotona...
El goloso...

La llorona...que pierde los ojos...

La orgullosa... que acaba con un cuello de un metro....


Y el que mas me gusta.... Jimmy Sliderlegs!

















domingo, diciembre 07, 2008

GENOCIDIO

La palabra genocidio tan familiar para las generaciones presentes fue creada por Rafael Lemkim, judío polaco, en 1944. Proviene de las raíces - genos (término que significa familia, tribu o raza) y -cidio (del latín-cidere, matar). Lemkin quería referirse con este término a las matanzas por motivos raciales, nacionales o religiosos: “Por genocidio queremos decir la destrucción de una nación o un grupo étnico” (Axis Rule in Occupied Europe ix. 79). Luchó durante años para que las normas internacionales definiesen y prohibiesen el genocidio.
Así empieza el programa de CNN, con Christiane Amampour que, minutos después de dejarlos a ustedes con las historias de los gatos me disponía a ver.
Me sorprendió lo reciente de la palabra misma ya que desde tiempos bíblicos han existido estas matanzas.También el admirable tesón, hasta su muerte, de Lemkim y después el de otros muchos que han estado conectados con genocidios posteriores al de la Alemania Nazi.

“Lemkin y la Convención para la prevención y sanción del genocidio. 1948”
“A pedido del secretario general de la ONU, Lemkin, asistido de los destacados juristas Vespasiano Pella y Donnedieu De Fabres, ayudó a preparar el primer borrador de la Convención sobre Genocidio y el 9 de diciembre de 1948, la Asamblea General votó y aprobó la Convención para la prevención y sanción del genocidio; por primera vez las Naciones Unidas adoptaba un tratado sobre derechos humanos.
Lemkin, el infatigable campeón de la Convención, pensó que nunca llegaría el 9 de diciembre de 1948. Cuando lo hizo, estaba de pie en la galería de prensa del Palais de Chaillot en París, y no quitó los ojos del debate de la Asamblea General, controlándose para no interferir. Por último, llegó la votación. Cincuenta y cinco delegados votaron por el sí. Ninguno votó en contra. Justo cuatro años después de que Lemkin presentase el "genocidio" al mundo, la Asamblea General aprobó en forma unánime una ley que lo reprimía.”
Artículo completo http://tinyurl.com/6luaqq

El programa presentado por Christian Amampour Scream Bloody Murder es de gran interés y, como todo lo que ella hace, serio y completo. Espero que lo puedan ver. Desconcierta recordar hasta donde puede llegar la maldad de los seres humanos cuando se organizan, y lo torpemente que nos movemos y actuamos, los que observamos, para impedir estas injusticias.

Resumen: http://www.cnn.com/2008/WORLD/europe/11/20/sbm.overview/index.html



Se centra en los siguientes países:
CambodiaRwandaBosnia and HerzegovinaThe HolocaustDarfurIraq








miércoles, diciembre 03, 2008

COMO MEDICAR FACILMENTE A SU GATO....by Coco

Buscando en la Red al Coco que visitaba este blog (sí, el que nos hizo la tortilla onanista) me encontré con “soy coco”... quien me asegura no tener nada que ver con su tocayo: “lo malo abunda”, me dice este otro coco.

Desde que lo encontré – al segundo Coco - vuelvo, (de cuando en cuando y de incógnito) a visitar sus intimos silencios: me gusta su vena poética y casi fatalista, su trasnochado romanticismo y su original sentido del humor, con frecuencia rayando en lo absurdo de la existencia.
Así encontré estos consejos sobre cómo medicar a un gato. Mis experiencias con Chata, mi gata, me dicen que sólo alguien que convive con gatos podría haber escrito estos catorce TRONCHANTES mandamientos. ¡Qué los disfruten!



Gracias COCO.



Guías prácticas paso a paso.
Primera entrega: cómo medicar fácilmente a su gato.

Antes de iniciar el proceso descrito en la presente guía, deberá usted adquirir el medicamento en cuestión. En este caso, y a modo de ejemplo, se utilizará un "antibiótico de amplio espectro dosificado en prácticas ampollitas de cristal de 5 ml. Agradable sabor. Via oral".

Paso 1: Disponga la comida predilecta de su gato en cantidad generosa. Enciérrese sigilosamente en el cuarto de baño para que su mascota no observe sus maniobras y no sospeche. Vierta sobre tan magnífica vianda, una de las ampollitas de 5 ml. Remueva con una cuchara o tenedor. Coloque la mezcla obtenida en el recipiente donde su gato se alimenta habitualmente. Llámelo cariñosamente.

Paso 2: Transcurridos dos días, deposite el contenido del recipiente (intacto) en el cubo destinado a la basura orgánica.

Paso 3: Repita el paso 1 con un entrecot de ternera de primera calidad y/o con una paella marinera aderezada con marisco recién pescado en la Costa Brava.

Paso 4: Repita el paso 2.

Paso 5: Olvídese del antibiótico por un momento y ofrezca usted a su gato las sobras del frigorífico. A estas alturas llevará más de cuatro días sin probar bocado.

Paso 6: Observe feliz y plácidamente cómo ese hijo de la gran puta devora hasta el último pedazo.

Paso 7: Sujete al gato con el brazo izquierdo, dulcemente, como si se tratara de un bebe, al tiempo que mantiene la ampolla de antibiótico oculta en la palma de la mano de esa misma extremidad. Utilice los dedos índice y pulgar de la mano derecha para ejercer una leve presión sobre las mejillas del animal. Cuando la mascota abra la boca, introduzca un extremo de la ampolla, previamente abierta, y espere a que el animalito trague el medicamento.

Paso 8: Recoja la ampolla del suelo, limpie las manchas de antibiótico del techo, haga descender al gato de las cortinas (se recomienda utilizar unos guantes de jardinero y unas pinzas de barbacoa), cámbiese la camisa hecha trizas, desinfecte los arañazos de la mejilla con Betadine y limpie la sangre de la alfombra.


Paso 9: Coloque a su mascota boca arriba, sobre la cama, y ate sus extremidades a cada una de las patas de la misma. Ábrale la boca ejerciendo palanca con un
destornillador e introduzca directamente en su interior una ampolla entera, con la certeza de que medio mundo no puede estar equivocado y los gatos comen de todo, "total-un-poco-de-cristal-no-le-hará-daño".

Paso 10: Extraiga las astillas de vidrio de la palma de su mano con sumo cuidado, utilizando unas pinzas de cirugía. Deposite el colchón hecho trizas en elcontenedor de basura inorgánica y los restos de la cama en el vertedero para muebles desechados.

Paso 11: Pida ayuda a un vecino. Enrrolle al gato en una toalla dejando únicamente su cabeza libre. Mientras el vecino se sienta sobre su mascota en cuclillas, aprisionándola fuertemente entre las piernas. Utilice una pajita de plástico, donde previamente habrá aspirado desde la ampolla el antibiótico (vaya con cuidado al ejecutar este paso si lo hace sorbiendo, por si el medicamento entra en contacto con sus labios y es usted alérgico al mismo). Introduzca la pajita entre los dientes del gato y sople enérgicamente.


Paso 12: Llame a su madre para preguntar si es usted alérgico a los antibióticos. Tome varios tragos de su bebida favorita para eliminar esa sensación nauseabunda. Escriba una carta a la empresa farmacéutica describiendo las diferencias entre "agradable sabor" y "brebaje vomitivo e infernal". Pida disculpas a su vecino por el mordisco que le ha propinado su gato en la entrepierna y lamente con él la irremediable pérdida de sus testículos. Acompañe a su vecino a urgencias.

Paso 13: De vuelta a casa, deténgase en IKEA para comprar una cama nueva, y en el conservatorio de música para inscribir a su vecino en el típico curso "aprenda a cantar como Montserrat Caballé".


Paso 14: Llame a su veterinario para comunicarle que, inexplicablemente, ha utilizado hasta la última ampollita de antibiótico y su gato, lejos de experimentar mejoría, agoniza a causa de la infección. Con un poco de suerte podrá convencerlo de que le administre una inyección letal. Al gato no. A usted.
Adolfo loved the piece and sent me this translation:

How to Give Your Cat Its Medicine

A Practical Step-by-Step Guide

Before beginning the process described in the present guide, please acquire the appropriate medicine. In this case, for example, we will use a “wide-spectrum antibiotic in convenient, individual 5 ml glass vials. Pleasant tasting. By mouth.”

1. Set aside a generous portion of your cat’s favorite food. Sneak into the bathroom so that your mascot has no suspicion of what you’re about to do.
Pour one of the 5 ml vials on top of that feast and stir with fork or spoon. Place the mixture in your cat’s dinner bowl. Affectionately, summon the cat.

Step 2. Two days later, deposit the (entire) contents of the food dish in the container you use for compost.

Step 3. Repeat step 1 with a first-class cut veal cutlet and/or with a seafood paella, with fresh shellfish from the Costa Brava.

Step 4. Repeat step 2.

Step 5. For the moment, forget the antibiotics and offer your cat leftovers from the refrigerator. It will have been four days before he has had a bite to eat!

Step 6. Enjoy watching how the son of a bitch gobbles down every last bit of it.

Step 7. Cradle the cat gently in your left arm, as if it were a baby, while concealing the vial of antibiotics in the palm of the hand of said extremity. With the thumb and index finger of your right hand, press gently on the animal’s cheeks. When your mascot opens its mouth, insert the tip of the previously-opened vial and wait for the little bugger to swallow the medicine.

Step 8. Pick up the vial from the floor, clean the spots of antibiotic off the ceiling, get the cat down from the curtains (highly recommended: gardeners gloves, barbecue tongs), change your shredded shirt, disinfect your scratched face with Betadine, and clean the blood off the rug.

Step 9. Place your cat on the bed and tie his extremities to the four bedposts. Pry open his mouth with a screwdriver and insert an entire vial, with the certainty that hey, half the world can’t be wrong, cats eat everything, and anyway, a little glass never hurt anyone.

Step 10. With extreme caution, using surgical tweezers, extract the splinters of glass from the palm of your hand. Put the shredded mattress in the receptacle for non-organic trash, and the remains of the bed in the dumpster for discarded furniture.

Step 11. Ask a neighbor for help. Wrap your cat in a towel, leaving only its head free.
While your neighbor squats over your cat, trapping him firmly between his legs, suck the contents of the vial into a plastic straw (do this step very cautiously if you are sipping the medicine, for it may come into contact with your lips, and you may be allergic to it.) Insert the straw between the cat’s teeth and blow energetically.

Step 12. Call your mother to ask if you’re allergic to antibiotics. Take a few shots of your favorite drink to get rid of the nauseating taste. Write a letter to the drug company describing the difference between “pleasant to the taste” and “revolting, infernal potion.” Ask forgiveness of your neighbor for the bite your cat gave him between his legs. Grieve with him over the irremediable loss of his testicles. Accompany him to the emergency room.

Step 13. On the way home, stop at IKEA to buy a new bed, and stop at the Conservatory to enroll your neighbor in a course called “Learn to Sing Like Montserrat Caballé”.

Step 14. Call your veterinarian to tell him that, inexplicably, you’ve used every single vial of antibiotics and that your cat, far from getting better, is dying because of the infection. With a bit of luck, you’ll be able to convince him to give you a fatal injection. Not for the cat. For you!